
J’avais découvert les Editions do grâce à l’un des premiers romans qu’ils venaient de publier en 2016, l’excellent Comment j’ai rencontré les poissons, d’Ota Pavel, et c’est donc avec une joie réelle que j’ai pris connaissance de leur récente publication d’un auteur letton majeur, Rudolfs Blaumanis, et de sa nouvelle A l’ombre de la mort. Une histoire de pêcheurs pris au piège d’un banc de glace dérivant.
14 hommes, avec leurs 2 chevaux, étaient en train de pêcher quand le banc de glace sur lequel ils étaient installés s’est mis à s’éloigner de la rive, rendant impossible tout retour.
Tous savaient que chaque instant qui passait les éloignaient de la côte, mais aussi de la vie.
En espérant croiser un paquebot qui pourrait les sauver, les hommes s’organisent en essayant de se protéger du froid, de se nourrir tant bien que mal avec les poissons pêchés et à peine cuits. Des tensions apparaissent, des groupes se forment, des caractères se révèlent. Grintals s’impose comme le chef, tandis qu’un des jeunes, Karlens, trouve refuge auprès de Birkenbaum, un homme venu d’ailleurs, offrant au livre quelques-uns de ses plus beaux passages. L’issue reste incertaine jusqu’à la fin.
Pour cette courte nouvelle, Rudolfs Blaumanis (1863-1908), un auteur majeur du Réveil national letton du XIXème siècle, s’est inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé en 1898. L’histoire, très réaliste, est sobrement racontée, et fait ressortir d’autant mieux le courage de ces hommes.
Une très belle découverte !
Je vous conseille :
X d’acheter ce livre chez votre libraire
X de l’emprunter dans votre bibliothèque
de lire autre chose
A l’ombre de la mort, de Rudolfs Blaumanis, traduit du letton par Nicolas Auzanneau. Editions Do, 2024, 104 pages.


Ma participation à Une rentrée à l’Est chez Sacha, ainsi qu’au Book Trip en mer organisé par le blog Lecture sans frontières.
Moi qui aime les histoires d’hommes en péril en mer ou dans le froid, tu m’as rendu très curieuse ! Je constate aussi que tu es très fair play avec cette contribution lettone malgré ton pari sur l’Estonie 😉
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Tu aurais encore le temps de le lire et de chroniquer avant le 30, c’est un petit livre :-). Je suis fair-play, n’est-ce pas ? En fait, je me disais que la lecture commune autour de Jaan Kross allait faire revenir de nombreux points dans l’escarcelle de l’Estonie (pari osé, je dois dire :-))
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Hihi, bien tenté, mais je vais me contenter du roman prévu pour ma dernière chronique (demain). Il est cependant bien noté pour plus tard !
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cette histoire m’attire et j’aimerais bien la lire même si j’ai eu mon comptant de froid avec le dernier livre de Norek
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Les hivers étant de plus en plus cléments (encore plus dans les Côtes d’Armor), un peu de froid en plus ne peut faire de mal 🙂
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Désolée pour mon bête commentaire: le sushi n’était pas encore à la mode à l’époque 😉
Je suis quand même curieuse de savoir comment ils s’en sont sortis…
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Je me suis bien gardé de dévoiler la fin 🙂
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Un beau doublé, bravo : il n’y aura sans doute pas beaucoup d’auteurs lettons dans le Book Trip en mer !
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Je n’y avais pas pensé, c’est juste ; le seul bémol est que je suis encore en dessous des 5 points nécessaires à l’attribution du statut de mousse !
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Décidément, je me rends compte que, si j’ai un certain nombre de romans des pays de l’est dans ma PAL, aucun ne vient des pays Baltes ! (par contre, j’ai Comment j’ai rencontré les poissons !) Et ma médiathèque n’est guère nantie non plus…
Bravo pour le doublé !
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Ce n’est pas toujours la chose la plus simple de trouver de la littérature des Pays Baltes, même si quelques traductions ont été faites ces dernières années. Début octobre sort d’ailleurs un livre qui s’annonce intéressant, Ténèbres et compagnie, de l’auteur lituanien Sigitas Parulskis.
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Bravo pour le doublé avec une réédition récente en plus !
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C’est Eva qui l’a repéré et comme souvent, c’était un bon choix !
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Alors ça c’est une contribution sacrément originale ! Je n’ai encore rien lu côté littérature lettone et toute recommandation est bienvenue. Si on est en plus en pleine thématique maritime, pfiou, mais c’est fête ! Je vais regarder de plus près le catalogue de cette maison d’édition qui semble avoir des pépites d’horizons très variés. Merci pour cette découverte !
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Merci à toi pour ce commentaire ; ravi d’avoir contribué à ce book trip en mer de cette façon. Le catalogue des éditions do s’est bien étoffé depuis les premières parutions il y a environ 10 ans.
Dans un tout autre registre, et non maritime celui-là, je te conseille également le livre de Sandra Kalniete, ancienne ministre de Lettonie : Sandra Kalniete – En escarpins dans les neiges de Sibérie – Et si on bouquinait un peu ?. Un récit des plus poignants.
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Merci ! C’est bien noté.:)
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C’est fabuleux que ce soit inspiré d’une histoire vraie, merci pour cette suggestion d lecture!
Ca me rappelle un peu Le pays des fourrures de Jules Verne (pour la dérive… mais je ne l’ai pas fait participer au Book trip en mer chez Fanja!), avec un aspect de description « vie communautaire » qui doit offrir davantage de péripéties chez Blaumanis si je comprends bien.
(s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola
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Merci pour ton commentaire ; je ne connaissais pas du tout « Le pays des fourrures ». Il me faut aller lire ce que tu en as écrit !
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