Norbert Scheuer – Les abeilles d’hiver

Pour être tout à fait franc avec vous, j’étais jusqu’à présent quelque peu déçu de mes lectures pour les Feuilles Allemandes. Après une bonne entrée en manière grâce à Mechtild Borrmann, de plus grandes réserves sur Le sauteur de mur de Peter Schneider, je finissais par abandonner en cours de route Le bois de Klara… Fort heureusement se dressait sur mon chemin le roman de Norbert Scheuer, Les abeilles d’hiver !

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Jenny Erpenbeck – Le Bois de Klara

Dans son roman intitulé Le Bois de Klara, l’écrivaine allemande Jenny Erpenbeck nous raconte l’histoire d’un lieu situé à environ une heure au sud-est de Berlin, initialement un bois qui devint durant le XXème siècle un lieu de villégiature pour plusieurs familles. A travers les destins des personnages, le lecteur revit les vicissitudes de l’histoire allemande du siècle dernier.

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Mechtild Borrmann – Sous les décombres

Durant la précédente édition des Feuilles Allemandes, je chroniquais pour la première fois un livre de l’écrivaine allemande Mechtild Borrmann, Le violoniste, un roman policier (mais pas seulement) qui nous emmenait dans la Russie soviétique de l’après-guerre. Dans Sous les décombres, elle persévère dans une veine semblable avec comme arrière-plan historique l’Allemagne de l’après-guerre…

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Cătălin Mihuleac – Les Oxenberg & les Bernstein

Parmi l’abondante production littéraire des derniers mois, j’ai été interpellé par le nombre de chroniques sur la blogosphère, souvent très positives, concernant le roman de l’écrivain roumain Cătălin Mihuleac, Les Oxenberg & les Bernstein. Citons de façon non exhaustive les billets de Les livres d’Eve, Mon biblioblog, Carnets de voyages. Heureux de voir un roman roumain contemporain, largement récompensé dans son pays, être ainsi mis à l’honneur dans sa version française, je me suis lancé à mon tour dans cette lecture !

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Boris Khazanov – L’Heure du roi

Né en 1928, Boris Khazanov est l’auteur dans les années 70 de L’Heure du roi, un court roman dont l’action se situe dans un petit pays imaginaire du Nord de l’Europe, envahi et occupé par les troupes nazies. C’est à la fois un petit livre d’Histoire, un conte, une allégorie. Publié sous le manteau en Union Soviétique, il paraîtra pour la première fois en langue russe en Israël, en 1976. A la lecture, je comprends le fort intérêt qu’il a pu provoquer…

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Sacha Filipenko – Croix rouges

Pour débuter ce mois dédié à la littérature d’Europe Centrale et Orientale, je vous propose de continuer à découvrir l’œuvre du jeune auteur russophone et biélorusse Sacha Filipenko, que j’avais déjà chroniqué l’an dernier via son dernier livre La traque. Dans Croix Rouges, une vieille dame s’épanche auprès de son jeune voisin… L’occasion pour l’auteur de nous livrer un roman fort sur la mémoire de son pays au XXème siècle.

Si seulement ! En réalité tout était beaucoup plus complexe. Si l’être humain a vraiment réussi en un domaine, c’est dans l’art de s’arranger avec lui-même.

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Yoann Iacono – Le Stradivarius de Goebbels

Je viens de finir le premier roman de Yoann Iacono, Le Stradivarius de Goebbels, sorti récemment chez Slatkine. Par l’intermédiaire de ce billet, je vous emmènerai non seulement dans l’Histoire européenne des années 40, mais aussi dans le monde de la musique classique. Nous y serons accompagnés par Nejiko Suwa, virtuose japonaise. Dépoussiérez vos violons…

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Eva Heyman – J’ai vécu si peu

Dans ce que l’on peut considérer comme « la littérature de l’Holocauste », les journaux intimes occupent une place à part. On pense immédiatement au Journal d’Anne Frank, mais aussi à celui de sa compatriote Etty Hillesum, Une vie bouleversée. J’ai vécu si peu est le journal rédigé par Eva Heyman, une adolescente de 13 ans de la ville d’Oradea en Transylvanie (actuelle Roumanie), entre le 13 février et le 30 mai 1944, avant que la jeune fille ne soit déportée puis gazée à Auschwitz le 17 octobre 1944. Un récit écrit en partie dans l’enceinte du ghetto d’Oradea, où la famille avait été parquée avant sa déportation.

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Irmgard Keun – Après minuit

Place aujourd’hui à une femme de lettres allemande, Irmgard Keun. Il faut que je m’attarde sur son prénom qui est rare de nos jours et difficile à mémoriser – j’ai regardé ses origines et selon Wikipedia, il s’agit d’un prénom qui figurait parmi les 10 prénoms les plus donnés entre les années 1915 et 1925 en Allemagne.

« Notre » Irmgard Keun est née en 1905 et selon sa biographie que j’ai rapidement parcourue sur Internet, sa vie est liée surtout à la ville de Cologne. Parmi ses œuvres, j’ai finalement choisi Après minuit sorti en 1937 à la période où Keun était exilée en Belgique, puis aux Pays-Bas. Ses livres étaient alors déjà interdits en Allemagne depuis plusieurs années.

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Jiří Weil – Mendelssohn est sur le toit

WeilLa maison d’édition Le Nouvel Attila vient de republier le livre devenu introuvable de l’auteur tchèque Jiří Weil, Mendelssohn est sur le toit, et l’on ne peut que se féliciter de cette décision. Le roman est ici accompagné d’un petit texte intitulé Complainte pour 77297 victimes, dans lequel l’écrivain nous livre un résumé glaçant de ce que fut la shoah dans le protectorat de Bohême-Moravie. Une oeuvre que je vous propose de (re)découvrir dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est ».

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