Dans Qui se ressemble, l’écrivaine Agnès Desarthe explore la mémoire familiale, à travers l’exil, la langue, la transmission… mais aussi la musique, point commun à la collection La Résonnante de Buchet-Chastel dont j’ai chroniqué récemment le livre de Fabrice Colin, Les clés du royaume.
Auteur éclectique s’étant illustré dans de nombreux genres (dont la littérature de l’imaginaire pour la jeunesse), Fabrice Colin nous propose dans Les clés du royaume un voyage musical autour du rock, une musique qui l’a accompagné tout au long de sa vie.
J’écoute de la musique pour me nourrir – pour me connecter à une réalité plus vaste qui, sans cela, resterait hors de portée.
Onzième roman de Marie-Hélène Lafon, Hors champ nous emmène dans le Cantal, dans la cour d’une ferme familiale. Se concentrant sur les points de vue de Gilles et de sa soeur Claire, il raconte les membres d’une famille désaccordée, dans laquelle la communication est pratiquement inexistante. Un roman poignant et juste.
Alors que la France défend aujourd’hui le principe de souveraineté des pays contre les « prédateurs » en tout genre, cela n’a pas toujours été le cas si l’on regarde notre histoire coloniale. Dans La Résidence, un livre à mi-chemin entre le roman et l’essai historique, l’écrivain Laurent Crassat s’emploie à faire revivre une période allant de 1830 à 1925, et ayant pour épicentre la colonisation de l’Afrique du Nord.
Si Abram vit désormais dans le Sud de la France, ses racines familiales le rattachent à la Hongrie qu’il a dû quitter après 1956 pour se réfugier en Suisse avec sa mère et sa grand-mère. Il a désormais plus de soixante-dix ans, et l’une de ses filles, Sára, le presse pour qu’il entreprenne enfin avec elle un voyage en Hongrie. Il finit par accepter. S’inspirant de sa propre histoire familiale, Dóra Kiss, danseuse, enseignante et écrivaine suisse, nous livre dans En beaux caractères, un récit tout en finesse sur la mémoire d’une famille hongroise au XXème siècle.
Aussi en retournant en Hongrie, il compte ne rien retrouver mais seulement tailler quelque chose dans le vif : un bâton, ou un témoin.
Sixième tome de la série mettant en scène le commissaire Wallander écrit par Henning Mankell, entre Le Guerrier Solitaire et l’excellent Les morts de la Saint Jean, La Cinquième Femme est sans nul doute un des meilleurs de la série. Alors qu’il revenait d’un séjour passé avec son père à Rome, notre célèbre commissaire n’a guère le temps de savourer ses souvenirs de vacances. Un retraité sans histoire a disparu avant d’être retrouvé mort… empalé.
Ecrivain très reconnu dans son pays, l’Ukraine, Serhiy Jadan est l’auteur d’une oeuvre importante, traduite en français essentiellement par les Editions Noir sur Blanc. Il est le récipiendaire de plusieurs prix littéraires, comme récemment le Prix de l’Etat autrichien pour la littérature européenne ou encore du Prix de la paix des libraires allemands. Les douze nouvelles qui composent le recueil Personne ne demandera rien se déroulent à Kharkiv et nous livrent la peinture d’un quotidien marqué certes par la guerre mais aussi par l’humanité.
Petros Markaris est un auteur grec de romans policiers, qui a trouvé la notoriété auprès du lectorat français grâce aux enquêtes du commissaire Kostas Charistos. Publié en 2012, Liquidations à la grecque est le 6ème opus de cette série, et inaugure également une trilogie dite « de la crise » car se déroulant dans une Grèce au bord du goufre financier et sous la tutelle de la troika.
Direction aujourd’hui le Nord de l’Allemagne, où plusieurs meurtres sont commis parmi les membres de l’Association Arc-en-Ciel, qui vient en aide aux personnes en situation de handicap… Ostfriesenkiller est le premier d’une série écrite par Klaus-Peter Wolf.
Dans son premier roman, Les crédits, Damien Peynaud explore la mémoire familiale pour nous livrer une réflexion originale sur un thème qui a fortement marqué son enfance : le surendettement.