Norbert Scheuer – Les abeilles d’hiver

Pour être tout à fait franc avec vous, j’étais jusqu’à présent quelque peu déçu de mes lectures pour les Feuilles Allemandes. Après une bonne entrée en manière grâce à Mechtild Borrmann, de plus grandes réserves sur Le sauteur de mur de Peter Schneider, je finissais par abandonner en cours de route Le bois de Klara… Fort heureusement se dressait sur mon chemin le roman de Norbert Scheuer, Les abeilles d’hiver !

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Jenny Erpenbeck – Le Bois de Klara

Dans son roman intitulé Le Bois de Klara, l’écrivaine allemande Jenny Erpenbeck nous raconte l’histoire d’un lieu situé à environ une heure au sud-est de Berlin, initialement un bois qui devint durant le XXème siècle un lieu de villégiature pour plusieurs familles. A travers les destins des personnages, le lecteur revit les vicissitudes de l’histoire allemande du siècle dernier.

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Mechtild Borrmann – Sous les décombres

Durant la précédente édition des Feuilles Allemandes, je chroniquais pour la première fois un livre de l’écrivaine allemande Mechtild Borrmann, Le violoniste, un roman policier (mais pas seulement) qui nous emmenait dans la Russie soviétique de l’après-guerre. Dans Sous les décombres, elle persévère dans une veine semblable avec comme arrière-plan historique l’Allemagne de l’après-guerre…

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Mario Rigoni Stern – Les saisons de Giacomo

C’est un peu par hasard, en furetant chez un bouquiniste, que je suis tombé sur le livre Les saisons de Giacomo, de Mario Rigoni Stern, un écrivain majeur de la littérature italienne du XXème siècle. Originaire du Nord de l’Italie, à proximité de la frontière autrichienne, il nous livre ici les souvenirs de sa région et de son copain d’école Giacomo. Avec un ouvrage pourtant « très ancré » dans la région et la période qu’il traite (entre-deux guerres), l’écrivain réussit à nous offrir un récit à la portée très universelle.

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Philippe Calleux – Les Discordances

Pierre Gerson est un homme comblé : riche négociant en grain, issu d’une famille bourgeoise parisienne d’origine juive, il est connu et reconnu par ses pairs mais également l’ami des ministres. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale, il reçoit la médaille d’Officier de la Légion d’Honneur en 1938, quand s’ouvre le récit. Néanmoins, il ne perçoit pas les dangers qui se rapprochent des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale… Dans Les discordances, son premier roman, Philippe Calleux donne la parole à Pierre Gerson sous forme d’un journal des années de guerre.

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Dragan Velikić – Le cahier volé à Vinkovci

Cette nouvelle étape de notre mois thématique consacré à la littérature de l’Europe Centrale et Orientale nous mène aujourd’hui vers l’Europe balkanique. Le cahier volé à Vinkovci est l’œuvre d’un écrivain serbe contemporain, ancien ambassadeur de son pays, Dragan Velikić, dont les textes ont fait plusieurs fois l’objet de prix majeurs dans son pays. L’action de son roman se passe principalement dans la province croate de l’Istrie où il opère un retour aux sources, sur les traces de son enfance…

Je feuillette à l’aveuglette le gros livre de la mémoire. Il en sortira bien quelque chose.

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Vassili Grossman – Vie et destin

C’est un livre monumental que je vous présente aujourd’hui dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est ». Monumental, Vie et destin de Vassili Grossman l’est à plusieurs titres : tout d’abord en raison de l’histoire du livre lui-même qui nous est arrivé seulement 20 ans après sa rédaction, ensuite par le volume de cette fresque (près de 1.200 pages) se déroulant dans l’Union Soviétique au moment de la bataille de Stalingrad, intégrant moultes personnages et scènes d’action, et bien sûr par le message qui s’en dégage : une critique très forte des régimes totalitaires.

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Boris Khazanov – L’Heure du roi

Né en 1928, Boris Khazanov est l’auteur dans les années 70 de L’Heure du roi, un court roman dont l’action se situe dans un petit pays imaginaire du Nord de l’Europe, envahi et occupé par les troupes nazies. C’est à la fois un petit livre d’Histoire, un conte, une allégorie. Publié sous le manteau en Union Soviétique, il paraîtra pour la première fois en langue russe en Israël, en 1976. A la lecture, je comprends le fort intérêt qu’il a pu provoquer…

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Robert Bober – Berg et Beck

C’est aujourd’hui ma troisième et dernière participation aux Lectures communes autour de l’Holocauste, organisées avec Passage à l’Est! Après avoir lu Et tu n’es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens, qui retrace les souvenirs d’une rescapée de l’holocauste mais surtout l’absence du père, puis le journal d’une jeune fille, Eva Heyman, J’ai vécu si peu, relatant avec tant d’émotions les derniers mois avant sa déportation, je voudrais vous parler aujourd’hui de Berg et Beck, de Robert Bober. Berg et Beck étaient deux élèves amis d’une école parisienne. Soudain, le jeudi 16 février 1942, survient la Rafle du Vélodrome d’Hiver.

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Eva Heyman – J’ai vécu si peu

Dans ce que l’on peut considérer comme « la littérature de l’Holocauste », les journaux intimes occupent une place à part. On pense immédiatement au Journal d’Anne Frank, mais aussi à celui de sa compatriote Etty Hillesum, Une vie bouleversée. J’ai vécu si peu est le journal rédigé par Eva Heyman, une adolescente de 13 ans de la ville d’Oradea en Transylvanie (actuelle Roumanie), entre le 13 février et le 30 mai 1944, avant que la jeune fille ne soit déportée puis gazée à Auschwitz le 17 octobre 1944. Un récit écrit en partie dans l’enceinte du ghetto d’Oradea, où la famille avait été parquée avant sa déportation.

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