Dans son premier roman, Raphaël Jerusalmy nous emmène dans l’Autriche des années 1939 et 1940 sur les traces d’un critique musical atteint de tuberculose et vivant ses derniers mois dans un sanatorium, et qui s’est fixé un objectif devant la bêtise des nazis, Sauver Mozart.
Mes récentes incursions dans la littérature polonaise, à travers des livres très différents comme Les Voleurs de sureaux, L’Art d’écosser les haricots ou La terre promise, ont toutes été de franches réussites. Aussi me tardait-il de reprendre la direction de la Pologne littéraire. C’est le cas cette fois-ci avec un auteur contemporain, Mikołaj Łoziński, qui signe avec Les Enfants Stramer, un roman sur six frères et soeurs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Heureux celui qui naît et meurt au même endroit, avait-elle entendu un jour à la synagogue. Qu’en aurait dit son père ? Combien de Juifs de Tarnów exécutés sur la place du marché auraient été d’accord avec ça ?
Dans Qui se ressemble, l’écrivaine Agnès Desarthe explore la mémoire familiale, à travers l’exil, la langue, la transmission… mais aussi la musique, point commun à la collection La Résonnante de Buchet-Chastel dont j’ai chroniqué récemment le livre de Fabrice Colin, Les clés du royaume.
Avec près de 1200 pages s’enchainant pratiquement sans discontinuer, la lecture du roman de l’auteur hongrois Péter Nádas, Ce qui luit dans les ténèbres, est une expérience de lecture mémorable. L’écrivain s’attache à y décrire une histoire familiale marquée par le fascisme et le communisme.
Isidor Geller était une figure importante de la société viennoise des années 20 et 30 avant que la barbarie Nazie ne se déchaine. Son arrière-petite-nièce Shelly Kupferberg restitue sa vie et celle des autres membres de la famille dans son roman paru récemment en français, Isidor, une vie juive.
Figure importante de la littérature tchèque du XXème siècle, Jiří Weil est un auteur d’origine juive dont l’oeuvre reste très marquée par le destin des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Ses deux ouvrages les plus connus ont fait l’objet de réédition en français : tout d’abord Mendelssohn est sur le toit, puis Vivre avec une étoile, l’histoire de Josef Roubíček, modeste employé de banque dont le quotidien se rétrécit au fur et à mesure que l’étau se resserre autour des Juifs de Prague.
La saison lituanienne en France se déroule en cette fin d’année 2024 et a pour but de faire mieux connaître la culture de ce pays balte en France. Lors de la Rentrée à l’Est organisée par Sacha, nous nous étions focalisés sur la littérature estonienne et lettone ; nous complétons nos lectures baltes par un roman lituanien récemment traduit en France, Ténèbres et compagnie, dans lequel Sigitas Parulskis revient sur un aspect historique passé sous silence : la participation des Lituaniens à l’extermination des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
Vincentas (…) pensait qu’après cette guerre, la valeur des actions de l’âme, de la foi et plus généralement de Dieu avait fortement chuté. Le fils de Dieu avait peut-être ressuscité, le fils de l’Homme, non.
Il y a 100 naissait l’auteur tchèque Ladislav Fuks. Il s’est fait connaître majoritairement pour deux titres : L’incinérateur de cadavres, que j’ai eu l’occasion de chroniquer sur ce blog, et Monsieur Mundstock, son premier roman paru en 1963, et qui fait l’objet de ma chronique du jour.
Durant nos rendez-vous dédiés à la littérature d’Europe Centrale & Orientale, la Lituanie a fait quelques apparitions sporadiques, concentrées autour de deux titres chroniquées à plusieurs reprises : La saga de Youza, de Youozas Baltouchis et A l’ombre des loups de Alvydas Slepikas. Ces livres très appréciés par les blogueurs se déroulaient sur fond de Seconde Guerre Mondiale. C’est à nouveau le cas aujourd’hui pour La partie n’est jamais nulle de Icchokas Meras…
Eduardo Halfon est un écrivain guatemaltèque né en 1971, d’origine juive. Signor Hoffmann et Le boxeur polonais sont deux recueils de nouvelles d’inspiration autobiographique dans lesquelles l’auteur nous parle de l’identité, de la reconstruction. Une place centrale est dédiée à son grand-père, rescapé d’Auschwitz.