
Sixième tome de la série mettant en scène le commissaire Wallander écrit par Henning Mankell, entre Le Guerrier Solitaire et l’excellent Les morts de la Saint Jean, La Cinquième Femme est sans nul doute un des meilleurs de la série. Alors qu’il revenait d’un séjour passé avec son père à Rome, notre célèbre commissaire n’a guère le temps de savourer ses souvenirs de vacances. Un retraité sans histoire a disparu avant d’être retrouvé mort… empalé.
Que pouvait se cacher derrière la mort de Holger Eriksson, vivant dans une maison à l’abri des curieux, et dont le principal loisir était d’observer les oiseaux et d’écrire des poèmes sur eux ? Et surtout, qui pouvait lui en vouloir à ce point d’imaginer un stratagème fatal – des pics de bambou, cachés par des planches sciées, sur lesquels Eriksson est venu s’empaler, lui garantissant de surcroît une longue agonie ? Alors que Wallander, Martinsson, Hansson… essaient d’élucider ce meurtre, on leur annonce qu’un fleuriste est également disparu. Les deux affaires ne semblent pas liées, jusqu’à ce qu’on retrouve ce dernier ligoté à un arbre et étranglé…
C’est l’automne en Scanie, les températures baissent, le brouillard est dense, les premières gelées surviennent. Au-delà de l’intrigue, c’est toute une ambiance qui entoure les enquêtes de Wallander, qui aura les plus grandes difficultés à remonter les pistes pouvant mener à l’auteur de ces meurtres démonstratifs. Alors que quelques jours d’enquête suffisent à effacer le repos des vacances en Italie, son père décède ; un père avec lequel il s’était rapproché pendant son séjour et avec lequel il aurait aimé poursuivre certaines discussions. Wallander a presque 50 ans, il sent la fatigue augmenter, et se demande combien de temps il pourra encore faire ce métier exigeant, mal payé, de moins en moins reconnu, alors que la société devient plus violente.
Sur plus de 500 pages, on suit avec beaucoup d’intérêt, de tension, la traque de l’auteur, les monologues de Wallander, les réflexions sur la société suédoise. Comme toujours, on se dit en refermant le livre qu’on vient de lire bien plus qu’un simple roman policier et l’on se réjouit de retrouver le commissariat d’Ystad et Wallander pour d’autres aventures.
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Die Fünfte Frau, traduit du suédois par Wolfgang Butt. DTV, 2000, 576 pages.
Egalement disponible en français : La Cinquième Femme, de Henning Mankell, traduit du suédois par Anna Gibson. Points / Policier, 2004, 592 pages.




Lu dans le cadre des Pavés de l’Hiver (Mokamilla), des Escapades en Europe (Cléanthe) consacrées en février aux polars scandinaves et à Un hiver polar (Alexandra) et du challenge Auteurs des pays scandinaves (Mon journal livresque)
Je n’ai jamais rencontré Wallander, il faudrait vraiment que je le découvre.
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