
Petros Markaris est un auteur grec de romans policiers, qui a trouvé la notoriété auprès du lectorat français grâce aux enquêtes du commissaire Kostas Charistos. Publié en 2012, Liquidations à la grecque est le 6ème opus de cette série, et inaugure également une trilogie dite « de la crise » car se déroulant dans une Grèce au bord du goufre financier et sous la tutelle de la troika.
Dans une Grèce en ébullition (que ce soit à cause de la chaleur ou des mesures économiques qui frappent le pays dans ces années 2010), le commissaire Charistos est tout d’abord occupé par le mariage de sa fille. Mais rapidement, les réjouissances laissent place à un premier mort dans des conditions atroces : en effet, on vient de retrouver chez lui l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Nikitas Zissimopoulos… décapité.
La piste terroriste est suivie de près, mais les éléments tangibles se font rares. Un deuxième meurtre survient, qui ne sera pas le dernier, au grand dam du médecin légiste.
Je ne comprends pas cette manie que tu as de me faire disséquer des corps sans tête, dit-il, agacé, tout en enfilant ses gants de chirurgien. Dis à tes assassins de prendre un flingue, pour changer.
J’ai apprécié de découvrir ce qui fut pour moi la première enquête de Charitos : l’humour, le flou entretenu pendant une longue partie du roman avant une issue inattendue, la vie de la famille du policier, mais aussi l’ambiance de cette Grèce aux prises avec ses financiers. Le pays est alors « dopé » aux emprunts, les écarts de richesse sont flagrants, et la vie de plus en plus difficile pour de nombreuses personnes. Un livre qui plaira aux amateurs du genre.
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Liquidations à la grecque, de Petros Markaris, traduit du grec par Michel Vokovitch. Points Seuil, 2013, 358 pages.

Ma seconde participation à Un hiver polar chez Alexandra – lecture commune avec Keisha et Sacha.
Je pense que nous avons le même avis, emprunt en bibli, et belle ouvrage cependant…
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Tout à fait d’accord avec toi ; un bon moment de lecture.
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Un des rares auteurs grecs que j’ai lus…
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Je viens de me rendre compte aussi que c’est le premier auteur grec que l’on chronique sur ce blog.
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J’aime beaucoup cet enquêteur qui m’en apprend un peu plus sur son pays à chaque enquête.
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Je te rejoins, c’est une opportunité de connaître mieux la Grèce actuelle et l’un des points forts du roman (et de la série)
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L’actualité en chassant souvent une autre, et le point de vue grec ayant été peu entendu dans les autres pays d’Europe, j’ai apprécié ce retour dans un passé assez récent finalement. L’enquête se fait « tranquillement » et agréablement, de manière plutôt classique mais fort intéressante socialement. Merci pour cette LC !
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C’était un bon livre pour une LC en effet. Je te rejoins, les années passent vite et on a tendance à oublier ce qui s’est passé en Grèce ces années-là et qui a fait vasciller l’Europe.
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je suis fan de Markaris, pas tant pour l’enquête elle m^me mais pour tout ce qu’il y a autour de vie quotidienne à Athènes, de son regard sur les évènements de l’histoire grecque contemporaine.
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Je comprends tout à fait ton commentaire. C’est plus qu’un seul roman policier.
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Le plaisir de lecture semble avoir été unanime. Sacha et Keisha ont également apprécié ce polar.
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Oui, sans être inoubliable, ce fut un bon moment de lecture et un vrai plaisir d’échanger dessus.
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J’en ai lu deux jusqu’à présent (pas celui-ci) et j’ai l’intention de continuer. La Grèce a connu pas mal de remous ces dernières décennies et c’est intéressant de voir leurs répercussions sur le quotidien des Grecs. Et Kostas Charistos est sympathique.
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Oui, c’est un personnage principal vraiment attachant, et comme tu le signales, on en apprend beaucoup sur la Grèce de ces années-là. Ce sont parfois de petites discussions avec les collègues qui montrent le désarroi ou la colère du peuple grec.
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Je trouve important de lire des romans qui nous parle de crises que nous avons tendance à oublier alors que, comme en Grèce, ces crises ont laissé des traces terribles dans la société .
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Tout à fait d’accord avec toi ; c’est d’ailleurs un des mérites de la littérature de nous faire prendre conscience
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Tu nous fais faire décidément un beau tour d’Europe grâce aux derniers polars que tu chroniques. Je n’ai pas lu non plus cette série, bien tentante cependant.
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Merci. C’est un petit tour qui ne s’arrêtera pas là. Nous avons rendez-vous le 15 février avec une autre région d’Europe 🙂
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Lire au moins un de ses romans me dirait bien, tiens…
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