Joyce Maynard – Long week-end

La plupart d’entre vous ont certainement déjà eu le plaisir de découvrir la plume de l’Américaine Joyce Maynard. Il y a quelques mois, j’ai emprunté deux de ses livres, mais j’ai dû les rendre, faute de temps. C’est donc seulement maintenant que j’ai invité l’auteure, à travers sa prose, à passer un week-end avec moi. J’aurais préféré qu’elle reste plus longtemps, tellement j’ai savouré la lecture de Long week-end.

Tout ce qu’il leur fallait, c’était un corps tiède sous lequel se blottir, comme nous tous.

L’histoire est racontée par Henry. Ce jeune garçon de 13 ans, sensible, en plein tourment de l’adolescence, vit avec sa mère Adèle. On devine petit à petit que leur foyer n’est pas comme tous les autres, que leur vie quotidienne est rythmée par le comportement pour le moins atypique de la mère, émotionnellement fragile. Henry veut être son protecteur, sa fidélité est touchante. Il occupe tout naturellement le statut d’homme de la famille, vide après le départ du père. Derrière son sens des responsabilités (et l’amour pour sa mère) se cache quand même un vrai adolescent, avec son questionnement et son attirance pour les filles.

La rentrée des classes, c’était pour le mercredi suivant. Rien de très excitant à attendre de cette quatrième, à peu près la même chose qu’en cinquième, sauf que les garçons qui me traitaient en douce de pédé ou de connard quand je les croisais dans les couloirs auraient beaucoup grandi tandis que moi – malgré les proclamations de ma mère concernant les bienfaits des MégaVites – je serais toujours aussi petit.

Un jour, alors que les deux font leurs courses au supermarché, Frank croise leur chemin. Échappé de prison, il leur demande de l’abriter pour quelques jours, histoire de se remettre sur pied. Commence alors un long week-end marqué par les émotions et la chaleur, où le temps tourne au ralenti, s’il n’est pas carrément suspendu. Progressivement, les souvenirs refont surface et Adèle et Franck se retrouvent devant nous, blessés par leur passé, en quête de compréhension et d’amour.

Je n’ai plus la responsabilité de la rendre heureuse. C’est son boulot à lui. Ce qui me laisse libre pour d’autres choses. Vivre ma vie, par exemple.

J’ai été touchée par cette histoire d’une grande sensibilité et je me suis rapidement sentie attachée à ce trio assez invraisemblable. Une histoire qui se lit tout seul, à la fois tragique et drôle, et dont  j’attendais la fin avec un peu d’appréhension. Maintenant, c’est donc reparti pour découvrir d’autres romans de l’auteure !

Si vous appréciez les histoires racontées par les adolescents, je vous conseille également Montana 1948 ou Bénis soient les enfants et les bêtes.

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Long week-end de Joyce Maynard. Traduit de l’anglais par Françoise Adelstein. 10×18, 2011, 256 pages.

Une réflexion sur “Joyce Maynard – Long week-end

  1. Laeti 21 novembre 2017 / 14:02

    Un très beau roman c’est vrai! et le film est vraiment très réussi!

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