Dans son premier roman, Raphaël Jerusalmy nous emmène dans l’Autriche des années 1939 et 1940 sur les traces d’un critique musical atteint de tuberculose et vivant ses derniers mois dans un sanatorium, et qui s’est fixé un objectif devant la bêtise des nazis, Sauver Mozart.
Cette question aurait pu être juste rhétorique et rester ainsi sans réponse, sauf qu’Hélène finit par acquiescer et son accord, tel un point d’entrée dans une partie de billard, aura des répercussions sur chaque membre de la famille. Dans L’art perdu du secret, Juliette Adam, tisse une toile des secrets familiaux et des mensonges qui rassurent et comblent le vide.
Novembre 1989 est une date capitale dans l’histoire tchèque puisqu’à la faveur de la « Révolution de Velours » débutée quelques jours après la chute du Mur de Berlin, le pays s’est pacifiquement affranchi du joug communiste, qui l’avait frappé durement, notamment durant les années 50 et après 1968. Mais que ce serait-il passé si le pouvoir communiste avait repris la main et réprimé les manifestations ? C’est ce qu’imagine l’autrice tchèque, Alena Mornštajnová dans son nouveau livre, Novembre.
Qu’est-ce que c’est que ce pays qui enlève des enfants à leur famille et tire sur les gens uniquement parce qu’ils veulent vivre différemment ?
Mes récentes incursions dans la littérature polonaise, à travers des livres très différents comme Les Voleurs de sureaux, L’Art d’écosser les haricots ou La terre promise, ont toutes été de franches réussites. Aussi me tardait-il de reprendre la direction de la Pologne littéraire. C’est le cas cette fois-ci avec un auteur contemporain, Mikołaj Łoziński, qui signe avec Les Enfants Stramer, un roman sur six frères et soeurs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Heureux celui qui naît et meurt au même endroit, avait-elle entendu un jour à la synagogue. Qu’en aurait dit son père ? Combien de Juifs de Tarnów exécutés sur la place du marché auraient été d’accord avec ça ?
Lukas Bärfuss a déjà été mis en avant sur ce blog avec Cent jours, cent nuits, un ouvrage qui relate les évènements dans le Rwanda des années 90. Je suis très contente de vous montrer aujourd’hui d’autres facettes de l’auteur en vous parlant de son dernier roman traduit en français, Les miettes qui introduit une jeune héroïne, Adelina, fille d’immigrés italiens, captée dans la spirale de la pauvreté. Un très bon roman social !
Dans Qui se ressemble, l’écrivaine Agnès Desarthe explore la mémoire familiale, à travers l’exil, la langue, la transmission… mais aussi la musique, point commun à la collection La Résonnante de Buchet-Chastel dont j’ai chroniqué récemment le livre de Fabrice Colin, Les clés du royaume.
Auteur éclectique s’étant illustré dans de nombreux genres (dont la littérature de l’imaginaire pour la jeunesse), Fabrice Colin nous propose dans Les clés du royaume un voyage musical autour du rock, une musique qui l’a accompagné tout au long de sa vie.
J’écoute de la musique pour me nourrir – pour me connecter à une réalité plus vaste qui, sans cela, resterait hors de portée.
Onzième roman de Marie-Hélène Lafon, Hors champ nous emmène dans le Cantal, dans la cour d’une ferme familiale. Se concentrant sur les points de vue de Gilles et de sa soeur Claire, il raconte les membres d’une famille désaccordée, dans laquelle la communication est pratiquement inexistante. Un roman poignant et juste.
Si Abram vit désormais dans le Sud de la France, ses racines familiales le rattachent à la Hongrie qu’il a dû quitter après 1956 pour se réfugier en Suisse avec sa mère et sa grand-mère. Il a désormais plus de soixante-dix ans, et l’une de ses filles, Sára, le presse pour qu’il entreprenne enfin avec elle un voyage en Hongrie. Il finit par accepter. S’inspirant de sa propre histoire familiale, Dóra Kiss, danseuse, enseignante et écrivaine suisse, nous livre dans En beaux caractères, un récit tout en finesse sur la mémoire d’une famille hongroise au XXème siècle.
Aussi en retournant en Hongrie, il compte ne rien retrouver mais seulement tailler quelque chose dans le vif : un bâton, ou un témoin.
Dans son premier roman, Les crédits, Damien Peynaud explore la mémoire familiale pour nous livrer une réflexion originale sur un thème qui a fortement marqué son enfance : le surendettement.