
Quatorze ans, c’est un âge de merde pour perdre sa mère.
Ainsi commence, sans fioritures, le roman Paradise garden de l’autrice allemande Elena Fischer. La voix de la narratrice appartient à Billie, une jeune adolescente, avec laquelle on fait connaissance le jour de l’enterrement de sa mère.
Quelques pages après, le récit fait un pas en arrière pour nous raconter le quotidien de Billie et de sa mère Marika vivant à une adresse qui ne laisse aucun doute quant aux conditions financièrement précaires. Pourtant, il y règne une belle complicité et l’air est emprunt de rêverie, de fièvre à la perspective du premier grand voyage à la mer. Mais un appel et l’arrivée de la grand-mère hongroise, malade, changeront la donne…
Bien que n’étant pas une grande lectrice de romans traitant de l’adolescence ou du passage à l’âge d’adulte, j’ai pris aussitôt Billie en affection. Ceci est sûrement dû au fait que l’autrice a résisté à la tentation de faire pleurer le lecteur à tout prix et nous propose un récit sincère porté par la volonté de la jeune héroïne de prendre sa vie en main, tout comme sa mère autrefois en quittant la Hongrie natale. Je me suis de ce fait assise très volontiers sur le siège passager de la vieille Nissan, avec, au volant, Billie munie d’une perruque bleue et de bottes de cow-boy et c’était parti pour un road-trip vers le passé à la recherche d’un inconnu… Quelques personnages secondaires – des voisins, des rencontres même des plus fortuites – contribuent également au charme du livre, constituant une sorte de filet de sauvetage invisible autour de la jeune femme.
En somme, Paradise garden est un très joli livre sur ce qui compte dans la vie, sur les relations mère et fille et sur l’adolescence, qui, malgré la tristesse du sujet, parvient quand même à nous réchauffer le coeur.
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Paradise garden, de Elena Fischer, traduit de l’allemand par Justine Coquel. Gallmeister, 2025, 368 pages.
cette année je n’ai pas été tentée par de livres d’auteurs allemands, mais c’est la première fois que je le suis , alors merci !
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J’associais Gallmeister à la littérature américaine, mais leur catalogue est plus large que ça on dirait. Ce n’est pas le bon moment pour moi, mais je note ce titre pour plus tard.
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Pas fan de romans sur l’adolescence.
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