
Dans son premier roman, Raphaël Jerusalmy nous emmène dans l’Autriche des années 1939 et 1940 sur les traces d’un critique musical atteint de tuberculose et vivant ses derniers mois dans un sanatorium, et qui s’est fixé un objectif devant la bêtise des nazis, Sauver Mozart.
Otto J. Steiner consigne dans son journal les événements qui jalonnent son quotidien de juillet 1939 à août 1940 ; il écrit également à son fils émigré en Israël. Son état physique se dégrade petit à petit mais il est encore loin du second étage, celui où l’on parque les malades en phase finale de maladie. Spécialiste musical, il est consulté par son ami Hans pour l’aider à élaborer le programme du festival de Salzbourg qui doit se dérouler en juillet 1940. Cette requête l’aide à sortir de sa torpeur, mais contribue à lui ouvrir les yeux sur la brutalité et la bêtise du régime en place.
Je comprends le désarroi de Hans. Cette ingérence des nazis dans le programme du Festspiele est inadmissible. Révoltante. Faire du festival un vulgaire outil de propagande, un amusement troupier, c’est un comble. Prendre Mozart en otage. L’avilir ainsi. N’y-a-t-il donc personne pour empêcher un tel outrage ?
Cette fois-ci, ils dépassent les bornes ! On ne peut tout de même pas les laisser faire une chose pareille. Sans s’insurger, sans réagir. Il faut mettre fin à cette mascarade. A tout prix. Il faut sauver Mozart.
Le lecteur suit donc ces préparatifs et se demande sous quelle forme la mission de Steiner se concrétisera. Le roman est rempli d’ironie (« Je n’aurai peut-être pas besoin de me suicider. On parle beaucoup d’euthanasie ces derniers temps », dit par exemple le personnage principal), mais je dois avouer que je suis passé à côté de cette lecture : situations invraisemblables (rencontre entre Mussolini et Hitler au col du Brenner, lors de laquelle Steiner joue un rôle), personnages et intrigues n’étant à mon sens pas suffisamment creusés. Au final, un livre vite lu mais assez vite oublié.
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Sauver Mozart – Le journal d’Otto J. Steiner, de Raphaël Jerusalmy. Actes Sud Babel, 2012, 144 pages.

Participation au Printemps des artistes 2026 chez Marie-Anne.
Mes listes étant déjà très longues, je ne vais pas y ajouter ce roman qui semble bancal.
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