48e Journées littéraires de Soleure

Cette année, j’ai eu le plaisir de participer pour la première fois aux Journées littéraires de Soleure / Solothurner Literaturtage. Se déroulant sur trois jours du 15 au 17 mai, cet événement littéraire, le plus grand festival littéraire plurilingue de Suisse, offre un programme très riche fait de rencontres inspirantes avec des auteurs de tous genres, de débats, d’expositions, d’ateliers, de promenades poétiques, le tout dans le beau centre historique de Soleure, en Suisse alémanique.

Le programme chargé met le visiteur parfois devant les choix difficiles. Ainsi, je me suis retrouvée avec trois débats cochés, tous à 10h le même jour, mais soyons honnêtes, ce sont des soucis plutôt agréables ! Pour certains auteurs, comme Katja Früh, Lukas Bärfuss ou Dorothée Elmiger, les salles se sont remplies très vites, mais il est possible de suivre les débats en audio streaming.

Lors de ces trois jours j’ai participé :

  • à la rencontre avec Camille Luscher qui traduit essentiellement des auteurs suisses allemands, par exemple Arno Camenisch, ou dernièrement Lukas Bärfuss. Elle a parlé de son métier avec une telle passion que j’imagine bien les auditeurs, une fois rentrés à la maison, tenter de traduire un petit paragraphe juste pour le simple plaisir. Camille Luscher dirige également le Domaine allemand des éditions Zoé et dans l’émission radio de SRF2 Kultur, dans laquelle elle était invitée aujourd’hui avec Dorothée Elmiger, elle a mentionné le roman Seinetwegen de Zora del Buono qu’on pourra découvrir dans la traduction de Marina Skalova. Des idées de lectures pour Les feuilles allemandes !
  • à l’entretien très intéressant avec Lukas Bärfuss, l’une des vedettes de ce festival, qui est venu présenter son dernier livre, Königin der Nacht, consacré à sa mère. L’une de mes prochaines lectures !
  • à la lecture du roman Goldstrand par son auteure Katerina Poladjan dans la chapelle Saint-Pierre
  • au très sympathique entretien avec Dana Grigorcea, l’écrivaine suisse-roumaine, dont les deux derniers livres sont édités chez Les Argonautes.
  • à la rencontre avec Olivier Guez qui, après être arrivé sur le podium avec une certaine nonchalance, manteau en cuir, main dans la poche, nous a offert une heure des plus passionnantes autour de Mesopotamia, fraîchement traduit en allemand, mais également sur la géopolitique.
  • à l’échange avec Dorothée Elmiger dont le dernier roman, Die Holänderinnen, a littéralement raflé tous les plus grands prix littéraires (allemand, suisse et bavarois).
  • et pour finir en beauté, à l’entretien avec Ilma Rakusa, dont les oeuvres, souvent sous forme de journaux et nouvelles, traitent de l’histoire, du déracinement, de l’exil.

J’avoue avoir été sous le charme tout au long du festival, enchantée par l’ambiance, le cadre, mais aussi par l’organisation parfaite de l’équipe de Solothurner Literaturtage, qui rend possible ce week-end destiné aux amoureux de la littérature. Merci et à l’année prochaine ! (7-9 mai 2027)

Une réflexion sur “48e Journées littéraires de Soleure

  1. Avatar de luocine luocine 17 Mai 2026 / 18:19

    voilà un bien beau festival et on peut faire confiance aux Suisses pour l’organisation.

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