
La terre que nous foulons est le second roman, de nature dystopique, de l’auteur espagnol Jesús Carrasco, né en 1972, et dont le premier roman, Intempérie, avait été couronné par de nombreux prix littéraires. L’auteur nous emmène dans le sud de l’Espagne, après que ce pays fut annexé « au plus grand empire que l’Europe ait jamais connu ».
Eva, la narratrice du roman, vit avec son mari Iosif dans une maison isolée dans la campagne espagnole. Celui-ci est mal en point, et sombre souvent dans l’apathie. Ancien militaire, il était connu pour ses méthodes dures envers ses hommes, méthodes qu’il n’hésitait pas à utiliser à son domicile. La vie d’Eva est rythmée par les soins donnés à son mari, la visite du jardinier ou des troupes qui font leur tournée d’inspection.
Un jour, un inconnu arrive et s’installe dans le jardin. Si, dans un premier temps, Eva cherche à le faire partir (il est interdit d’approcher et de s’occuper des indigènes), elle lui donne ensuite à manger, le laisse et essaie de retracer son parcours à l’aide des bribes de mots récoltés.
Son discours est saccadé et sa façon de parler peu intelligible: De temps en temps, il intercale quelques mots de notre langue, ce qui accentue ma perplexité. Il désigne le fond de la vallée cite les lieux du village, prononce des noms. (…) Parfois, il fait une phrase entière, mais le plus souvent il prononce de simples paroles isolées (…). J’en reviens avec mon carnet et un crayon. A partir de ce moment, je passerai des heures assises à côté de lui, attentive aux lèvres de cet homme qui paraît vivre seul, étranger à la présence de cette femme qui l’observe avec perplexité.
Petit à petit, le parcours de l’homme se dévoile – ou plutôt la narratrice l’imagine. On peut lire sur la quatrième de couverture que « peu à peu, leurs deux voix se confondent » et je dois avouer que j’ai été perdu par ces alternances de lieux, de temps et avoir reposé ce livre après la lecture d’une centaine de pages.
Je pensais chroniquer ce livre dans le cadre des Escapades européennes de Cléanthe, mais ne souhaitant pas offrir deux chroniques de lectures mitigées coup sur coup, je me suis résolu à découvrir un autre auteur espagnol, Arturo Pérez-Reverte, en espérant que l’expérience s’avère plus convaincante !
Je vous conseille donc :
d’acheter ce livre chez votre libraire
d’emprunter ce livre dans votre bibliothèque
X de lire autre chose
La terre que nous foulons, de Jesús Carrasco, traduit de l’espagnol par Marie Vila Casas. 10/18, 2017, 239 pages.
C’est clair, je vais lire autre chose. Merci !
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Avec plaisir !
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Je ne pense pas que j’y trouverai mon compte moi non plus. J’ai abandonné ma lecture espagnole également. Elle s’annonçait pourtant comme « facile » avec une saga sur fond de guerre d’Espagne ayant laissé des stigmates jusqu’à aujourd’hui, mais j’en ai assez des personnages que tout oppose, y compris une haine familiale ancestrale, et qui s’attirent irrésistiblement… Je suis curieuse de lire ton avis sur le fameux Perez Reverte !
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Merci pour ton commentaire. J’ai vu que tu avais prévu de lire « Le coeur glacé », que nous avons (ou plutôt « avions » aussi dans nos étagères). Perez Reverte était in fine beaucoup plus court et accessible et cela fut une belle expérience de lecture.
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Voilà qui est clair … Je n’ai pas réussi à trouver un livre pour l’activité de Juillet en ce qui me concerne ! Je n’ai jamais lu Arturo Pérez-Reverte, peut-être que tu me tenteras ?
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De mon côté, j’avais plusieurs titres disponibles dans nos étagères, mais la plupart étaient assez volumineux et le temps trop court.
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Bon, j’éviterai! Pérez-Reverte c’est très bien
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Je confirme !
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Ah oui, pour juillet… Rien encore…
Je vais éviter celui dont tu parles, c’est radical comme avis! ^_^
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Oui, mon avis est un peu radical et ne reflète quand même pas l’avis général :-). Son premier roman est en général très bien noté.
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Je souris à la lecture du commentaire de Sacha : « sur fond de guerre d’Espagne ayant laissé des stigmates jusqu’à aujourd’hui, (avec) des personnages que tout oppose, y compris une haine familiale ancestrale »… c’est exactement ce que j’ai lu ! mais j’ai dans l’ensemble plutôt apprécié ma lecture.
Comme valeur sûre côté littérature espagnole, il y a sinon Rosa Montero..
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Merci pour le conseil, c’est en effet une très bonne idée.
La Guerre d’Espagne est un thème qui alimente beaucoup de romans, et qui a profondément marqué le pays.
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merci pour mes listes remplies de vos coups de cœur celui-ci est n’en fera pas partie.
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Et je comprends pourquoi !
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Ce n’est jamais facile un abandon de lecture, mais parfois, ça ne veut pas.
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Je répugnais dans le passé à abandonner des lectures, mais je suis désormais moins scrupuleux (et surtout le temps passé à finir une lecture est une opportunité ratée d’en découvrir une autre).
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