
L’emplacement pour garer sa moto est vide, et pour cause : Eléonore a pris les voiles ! Coupant les cordes avec son entourage, ses habitudes et même avec son ami fidèle à quatre pattes, elle s’élance avec sa Falcata vers l’inconnu pour échapper à la réalité, pour reprendre le contrôle de sa vie. Ainsi, avec son deuxième roman, Marlène Mauris quitte les montagnes valaisannes et nous invite à un voyage en quête de liberté.
(…) elle pouvait accepter de perdre des plumes, mais certainement pas de se laisser couper les ailes.
Le nom de l’autrice vous est peut-être familier, puisque je vous avais parlé il y a un an de son premier roman, Escarpées, dont l’histoire se déroule dans un village niché dans les montagnes où le temps s’écoule doucement. Ce sera tout le contraire ici ! Eléonore est une jeune femme qui vit avec (ou chez ?) son chat Dodgson. Elle souffre d’une maladie gynécologique aux nombreux symptômes pénibles et au moment où on la retrouve, elle doit prendre une décision concernant les traitements à suivre.
«Il va falloir couper, madame. Ici, et peut-être encore là, vous voyez? On décidera quand on sera dedans, les atteintes se distinguent mieux sur place, avec une chirurgie exploratoire, qu’avec la seule imagerie par résonance magnétique.»
Mais Eleonore ne veut pas se faire dominer par la maladie et c’est parti pour la France sur la selle de sa vieille Falcata ! Durant son trajet, elle fera des rencontres inattendues avec des personnes de tout genre qui la feront peut-être avancer dans son questionnement et desquelles, à son tour, elle brisera la routine quotidienne. J’ai beaucoup aimé les dialogues vivants et souvent amusants, ces personnages secondaires, avec une mention spéciale pour La Monique qui gère un café avec une assurance à couper le souffle (ou la parole)*.
Pour Falcata, Marlène Mauris a imaginé une jeune héroïne fragile et forte à la fois qui refuse de rester enfermée dans différentes cases. Le dossier médical bien épais, les douleurs récurrentes, un travail ennuyeux – est-ce que c’est tout ce que la vie a à lui offrir ? Son histoire, c’est le dos tourné aux injonctions sociales, le vent frais dans les cheveux et l’acceptation de soi-même.
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Falcata, de Marlène Mauris. Favre, 2025, 200 pages. Illustrations de Sophie Petrak.
* Elle s’entendrait sûrement bien avec la Tante du bistrot L’Helvezia !
J’aime bien la couverture et ton billet donne envie d’ouvrir le livre. Par contre, ça risque d’être difficile de le trouver
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Bravo pour la photo ! Je ne savais pas qu’une Falcata était une moto, et je découvre l’autrice aussi…
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moi non plus je ne savais pas ce qu’était une Falcata et Google ne me montre que des couteaux pas de motos !
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Je me souviens en effet de ton billet sur Escarpées, un roman que j’avais noté mais que je n’ai pas encore lu. Celui-ci me paraît intéressant aussi avec cette échappée cheveux aux vents 😎.
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Une bien belle couverture et un billet qui donne envie. A voir si cette autrice est connue de ma BM…
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