
Des personnes désespérées commettent des actes désespérés. Ca pourrait être le cas de Noah, auquel on vient de faire une proposition diabolique. Quelle émotion va prévaloir, L’amour ou la fureur ? Martin Suter est de retour !
Noah est en relation avec Camille, une belle femme qui est certes très amoureuse de lui, mais qui est également bien pragmatique, soucieuse de garder une poire pour la soif. Disons que Noah, qui attend toujours à ce que son talent d’artiste soit découvert par une galerie d’art de renom, ne contribue pas vraiment à la stabilité financière de la vie de couple. Alors Camille, comptable, pèse les pour et les contre et finit par faire ses valises pour ouvrir la voie à un éventuel homme offrant plus de perspectives.
Les premiers pas mènent Noah dans un bar où il tente de noyer son chagrin et où il fait la connaissance de Betty. Les deux sympathisent et, sous les effluves alcoolisés, ont beaucoup de compréhension pour leurs soucis respectifs. C’est que, si Noah est amoureux, Betty est surtout furieuse, nourrissant une haine contre un certain Zaugg. Tiens, et s’ils s’aidaient mutuellement ? Betty serait prête à payer une somme rondelette pour un acte où il faut une certaine dose de créativité et une bonne condition physique, caractéristiques dont semblent disposer Noah. Etait-ce une proposition sérieuse ou une plaisanterie de mauvais goût après plusieurs verres ? Noah serait-il capable d’échanger les pinceaux pour une arme de feu ?
Martin Suter n’a pas changé sa plume, son écriture est toujours aussi élégante. Il est très doué pour décortiquer les relations et les zones d’ombre de l’âme humaine, un talent dont il fait preuve également dans ce roman basé sur une intrigue captivante et des dialogues fins. Très agréable à lire, on dirait un livre parfait pour les fêtes, procurant cette forme de calme, comme le fait une exposition de peinture ou un concert de musique classique. Une lecture qui offre un belle échappatoire au quotidien, à servir avec du vin rouge ou du champagne.
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L’amour et la fureur, de Martin Suter. Traduit de l’allemand (Suisse) par Olivier Mannoni. Phébus, 2026, 286 pages.
J’ai eu une énorme déception avec « le temps le temps » mais j’avais adoré « small word » et « le cuisinier »
si celui-ci est aussi bien que ces deux autres romans je suis d’accord pour retenir ce titre
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J’ai lu ce billet en diagonale car le roman est dans ma PAL et je compte le lire bientôt. Le fait que tu l’aies apprécié est un atout supplémentaire.
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J’aime beaucoup le style de Martin Suter… Encore un livre à noter !
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Le titre laissait présager quelque chose d’assez violent, mais d’après ton billet, l’ambiance est finalement plutôt apaisante. C’est tentant du coup, d’autant que j’ai un bon souvenir du Cuisinier.
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C’est un auteur qui m’évoque de bons souvenirs, sans que je puisse dire exactement lesquels … Mais je note ce titre en tout cas, une belle échappatoire, cela ne se refuse pas !
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je découvre l’auteur avec ce billet. Je le note pour les Feuilles Allemandes 2026
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Un auteur que je n’ai jamais lu. Je note son nom.
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