
Avec Mater Dolorosa, Jurica Pavičić signe son troisième roman policier traduit en français après le succès de L’Eau rouge et de La femme du deuxième étage, que nous avions déjà chroniqués sur ce blog. Nous sommes à Split, à l’automne 2022, et le corps d’une jeune fille sans vie vient d’être retrouvé dans une ancienne usine, provoquant l’émoi et la colère chez la population.
Elle s’appelait Viktorija et était la fille d’un médecin très en vue dans la ville. Son corps est retrouvé par le vigile qui veille sur une ancienne usine de fabrication de PVC alors qu’il faisait sa tournée d’inspection. Rapidement, Zvone, un jeune policier, accompagné de son collègue tempétueux, est sur place et note les traces laissées par le criminel. Peu après, une caméra de surveillance est repérée, qui a enregistré le passage d’une voiture au moment du crime.
Parallèlement, l’auteur suit une famille croate : la mère, Katja, employée comme agent d’entretien dans une clinique pour subvenir aux besoins de sa famille, le père étant mort d’un accident de voiture ; sa fille, Inès, travaillant dans un hôtel, alors que le fils, Mario, ne fait pas preuve d’un grand dynamisme :
… elle a en face d’elle ce Mario qui est ce qu’il est depuis des années : sans volonté, amorphe, un couillon que rien n’intéresse, qui n’a aucun désir pour rien, qui ne fait rien et que rien ne peut arracher à sa somnolence de phoque.
Ce qui relie les protagonistes est le fait que des indices laissés par le coupable semblent converger vers le garçon. Katja et Inès s’en rendent compte et le roman prend un tournant psychologique des plus réussis. Dans une famille où la communication est limitée, les non-dits, la peur que Mario soit l’assassin conduisent en particulier la mère à prendre des risques pour l’innocenter. Jusqu’où cela les mènera-t-il ?
Un roman policier très bien mené confirmant le talent de son auteur !
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Mater Dolorosa, de Jurica Pavičić, traduit du croate par Olivier Lannuzel. Agullo, 2024, 416 pages.

Lu dans le cadre d’un Un hiver polar (Alexandra).
J’ai aimé ce roman parce qu’il nous apprend beaucoup sur la vie en Croatie? L’enquête policière a beaucoup moins d’importance .
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Tu as raison, c’est un livre qui est intéressant par sa description de la Croatie moderne ; mais j’ai trouvé que l’intrigue est originale et que l’auteur gère très bien la tension tout au long des pages.
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Un auteur que je suis aussi, j’ai aimé chaque titre … Le choix narratif fait dans celui-ci le rend particulièrement prenant. Vivement le prochain !
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C’est Eva qui a lu les deux premiers titres, et c’était une première pour moi. J’ai trouvé ce livre vraiment réussi et je ne suis pas étonné qu’ils soient disponibles en poche. Comme tu le dis, vivement le prochain !
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Je rejoins totalement Athalie : cet auteur est excellent et il sait se renouveler. J’ai de la chance : il me reste encore La femme du deuxième étage à lire.
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Je suis d’accord :-). Je crois que La femme du deuxième étage a également des points communs avec ce titre car il sonde l’intimité d’une famille.
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Je suis très en retard ! Je n’ai toujours pas lu les deux romans précédents de l’auteur ! Je le note, le re-note et le re-re-note pourtant !
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Ca se lit très bien, tu verras :-)
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comme Alexandra, j’avais noté ses précédents romans, mais toujours pas sauté le pas.
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Il y a trop de bonnes choses à lire :-)
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mais tellement!!
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Quelle couverture!
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N’est-ce pas ?
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J’ai beaucoup aimé ses trois romans policiers et encore plus son recueil de nouvelles « le collectionneur de serpents ». J’attends la suite avec impatience.
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Je me souviens avoir eu de la peine pour cette mère qui sait et qui est tiraillée.
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J’ai tout aimé et j’en avais fait un coup de coeur !
https://doucettement.over-blog.com/2025/04/mater-dolorosa-de-jurica-pavicic.html
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J’ai aimé « L’eau rouge », sans que ce soit un coup de coeur, et je n’ai pas relu l’auteur depuis.. mettre l’accent sur la dimension psychologique de ses intrigues semble être sa marque de fabrique..
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Je crois que mon commentaire n’est pas passé. Je disais que j’avais aimé les deux premiers livres de cet auteur qui porte un regard critique sur son pays après la guerre. Je lirai volontiers ce troisième.
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