Après la chronique de La France sous nos yeux, il me tardait de lire le nouveau livre de Jérôme Fourquet, La France d’après, qui est une analyse politique de cette nouvelle France dont la décomposition / recomposition électorale est massive depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.
Livre publié à la veille de l’élection présidentielle de 2022, Prix du Livre de l’Année du Magazine Lire et Prix du livre d’Economie 2021, La France sous nos yeux, de Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely est un essai passionnant par le regard qu’il pose sur notre pays dont les transformations, dans les trente dernières années, ont été abyssales.
Le 9 mai 1950, Robert Schuman prononçait un discours qui fera date, marquant la création de la Communauté du Charbon et de l’Acier (CECA). Ce 9 mai est ainsi devenu la Journée de l’Europe. En cette année d’élections au Parlement Européen, dans un contexte où les parti « pro-européens » sont à la peine dans les sondages, notamment en France, il me semblait bon de parler d’un livre publié en 2020, Europe. Rallumer les étoiles, et rédigé par André Gattolin et Richard Werly.
Notre Europe est un puzzle dont nous cherchons sans cesse les ultimes morceaux, alors que d’autres s’évertuent à bousculer la table pour rendre notre quête impossible.
Directeur Général de l’AREP, une agence d’architecture propriété de la SNCF, qui se veut à l’avant-garde de l’architecture décarbonée, Philippe Bihouix est un spécialiste des ressources minérales, qui défend le credo de sortir des impasses environnementales et sociétales « par le bas », c’est-à-dire par les basses technologies (« low tech »), au lieu de ne jurer que par l’innovation et la technique. Il développe cette thèse dans son livre L’âge des low tech.
J’achète un téléphone portable en France, et ce faisant j’ai exploité des mineurs au Congo, détruit des forêts primaires de Papouasie, enrichi des oligarques russes, pollué des nappes phréatiques chinoises, puis, douze à dix-huit mois plus tard, j’irai déverser mes déchets électroniques au Ghana ou ailleurs.
Après le succès de Rupture(s) et Etre à sa place, la philosophe Claire Marin s’attache à un thème essentiel qui façonne nos existences : les débuts.
Le début, à la différence du commencement, est une expérience verticale du temps. Le début tranche, il interrompt le temps, là où le commencement s’y écoule paresseusement.
Il existe parfois des mystères autour de la vie ou de la mort de grands compositeurs. Dans Qui a assassiné Mozart ?, l’auteur allemand E.W. Heine s’intéresse à cinq d’entre eux : Mozart, Haydn, Paganini, Berlioz et Tchaïkovski, et tel un enquêteur impliquant le lecteur, se met en quête d’élucider ces zones d’ombre. Un livre qui nous permet de redécouvrir de grands musiciens d’une façon très allègre.
J’ai entendu parler pour la première fois de Gabor Maté dans le podcast du Dr Rangan Chatterjee « Feel better, live more« , qui invite à son micro des spécialistes de la santé, du bien-être, du développement personnel. Médecin canadien d’origine hongroise, il fut l’auteur il y a quelques années d’un ouvrage qui a eu un grand succès, Quand le corps dit non, dans lequel il expose avec force exemples le lien entre les traumatismes et l’apparition de maladies.
Spécialiste de géopolitique agricole, chercheur à l’IRIS, et Directeur du Club Demeter dedié à la prospective agricole, Sébastien Abis est l’auteur d’une remarquée Géopolitique du blé, montrant l’importance de cette céréale pour les échanges et la sécurité dans le monde. Dans Veut-on nourrir la planète ?, il nous invite à prendre conscience de l’importance de « mettre la sécurité alimentaire au coeur de nos projets collectifs ».
Prix Pulitzer de l’essai en 2015 avec La Sixième extinction, Elizabeth Kolbert est journaliste au New Yorker, spécialiste de l’environnement et du changement climatique. Dans Des poissons dans le désert – Quand l’homme répare la nature, elle nous donne un aperçu de plusieurs programmes de protection de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, où l’Homme (re)modèle la nature.
Grâce à un article récemment paru dans Le Monde, j’ai pu me familiariser avec le philosophe allemand Hartmut Rosa, un des penseurs actuels les plus influents, auteur de deux opus majeurs que sont « Accélération » et « Résonance ». A côté de ces ouvrages complexes, il est également l’auteur de textes plus courts qui nous permettent d’accéder à sa pensée. Récemment, Rendre le monde indisponible est sorti au format poche aux Editions La Découverte.