Paul Saint Bris – L’allègement des vernis

Premier roman écrit par Paul Saint Bris, L’allègement des vernis vient d’être récompensé par le Prix Orange du Livre 2023. Parmi les précédents lauréats, j’avais chroniqué il y a quelques années l’excellent Défaite des maîtres et possesseurs, de Vincent Message, alors qu’Eva s’enthousiasmait l’an dernier pour L’autre moitié du monde de Laurine Roux. Dans le présent opus, il est question de la restauration de La Joconde, qui doit justement subir un allègement des vernis…

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Lina Nordquist – Celui qui a vu la forêt grandir

Pour vous apporter un peu de fraîcheur en cet été, je vous emmène aujourd’hui dans les forêts denses de Suède. C’est ici qu’Unni a trouvé refuge avec sa famille après avoir fui sa Norvège… On suit son incroyable destin et celui de sa descendance dans ce premier roman de Lina Nordquist, élu meilleur roman suédois en 2022 et intitulé Celui qui a vu la forêt grandir.

En grattant un peu, peut-être que ces beaux moments se trouvaient quelque part, comme une vieille confiture de framboises couverte de moisissure, mais d’un rouge toujours aussi éclatant sous la surface.

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Honoré de Balzac – Le curé de Tours / Pierrette

En 1842, Balzac regroupait dans Les Scènes de la vie de province, intégrées à La Comédie Humaine, trois oeuvres : La Rabouilleuse, Le curé de Tours et Pierrette. Leur point commun ? Les célibataires. « L’état de célibataire est un état contraire à la société », disait-il. Dès lors, on imagine aisément de quelle façon il traita le sujet…

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Honoré de Balzac – Le Colonel Chabert

Ancien colonel laissé pour mort sur le champ de bataille d’Eylau, Hyacinthe Chabert réapparaît en 1817, dans une France ayant changé de régime. Il se rend chez un notaire car son épouse, laissée pour veuve, s’est entre-temps remariée et le vieil homme veut récupérer ses biens… Tel est le sujet d’un court roman d’Honoré de Balzac, La transaction, rebaptisé plus tard sous le nom de Le colonel Chabert.

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Stefan Zweig – Balzac

Balzac et son oeuvre tenaient une place à part dans la vie de Stefan Zweig. Il souhaitait lui consacrer une biographie, qui aurait constitué l’oeuvre majeur de sa vie. Si la mort de l’écrivain autrichien en 1942 l’a empêché de mener ce dessein à son terme, les écrits récupérés et agencés par son ami Richard Friedenthal ont permis de publier Balzac – Le roman de sa vie en 1946. Je suis très heureux aujourd’hui de vous parler de ce livre qui m’a permis après tant d’années de renouer avec Balzac, son oeuvre, sa vie.

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Cécile Pivot – Les Lettres d’Esther

Dans le cadre de notre week-end dédié à la lecture de romans épistolaires, je souhaitais me plonger dans un livre paru il y a quelques années et qui avait eu un réel succès : Les Lettres d’Esther, de Cécile Pivot. Il y est question d’une libraire lilloise, Esther, qui souhaite initier un atelier d’écriture et , dans ce but, lance une invitation… Qui y répondra ?

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Vilhelm Moberg – Mon instant sur cette terre

Connaissez-vous Vilhelm Moberg (1898 – 1973), auteur suédois de la célébre et formidable Saga des émigrants ? Si ce n’est pas le cas, je ne saurais trop vous en conseiller la lecture. 7 ans après l’avoir lue, j’en garde un souvenir marquant et je peux d’ailleurs dire sans exagérer que c’est ma meilleure lecture des 10 dernières années ! Aussi, quand les Editions Gingko sortent en 2023 une nouvelle édition de Mon instant sur la terre, je décide de me plonger avec joie dans le destin d’un autre migrant, Albert Carlsson. Nous sommes en 1962, et il a émigré 40 ans plus tôt depuis sa Suède natale vers les Etats-Unis. Voyant la fin de sa vie arriver, il se penche sur son histoire…

J’ai possédé plusieurs domiciles, mais jamais de foyer. (…) Et une question me torture, inséparable de cette certitude : « Cette vie, qu’en ai-je fait ? »

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Fabien Vinçon – Staline a bu la mer

Faisant partie de la première sélection du prix Orange, Staline a bu la mer est le second roman de Fabien Vinçon. Il y met en scène la mer d’Aral et son asséchement décidé par l’URSS après la Seconde Guerre Mondiale. Si certains lient capitalisme et exploitation de la nature, force est de constater que le communisme et sa vision d’un Homme domptant celle-ci n’ont rien à lui envier…

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