Romancière et traductrice de livres d’art et d’architecture, Anne Guglielmetti nous convie dans Les Chemins de Joseph à suivre l’histoire de trois personnages principaux durant plusieurs saisons dans un village de l’Orne. Un roman très touchant.
Le 22 mai 1885 s’éteint Victor Hugo à l’âge de 83 ans. Après avoir été accompagné durant ses derniers jours par ses proches et notamment ses deux petits-enfants, rapidement, l’homme n’appartient plus à sa famille : des funérailles nationales sont votées, qui seront l’occasion d’un grand témoignage collectif submergeant Paris. Judith Perrignon relate dans son livre Victor Hugo vient de mourir les derniers jours du poète et écrivain jusqu’à ses funérailles.
Le peuple a sa colère et le volcan sa lave qui dévaste d’abord et qui féconde après. (Victor Hugo)
Dans son premier roman, Raphaël Jerusalmy nous emmène dans l’Autriche des années 1939 et 1940 sur les traces d’un critique musical atteint de tuberculose et vivant ses derniers mois dans un sanatorium, et qui s’est fixé un objectif devant la bêtise des nazis, Sauver Mozart.
Professeur au Collège de France, auteur d’une Histoire Mondiale de la France qui fit beaucoup parler d’elle, ou encore créateur avec Denis van Warerebecke de l’émission télévisée Quand l’histoire fait dates sur ARTE, Patrick Boucheron traite dans Peste Noire de cette épidémie qui est caractérisée comme « la plus grande catastrophe démographique de l’humanité ».
Voilà ce qu’est la peste pour ceux qui la subissent au XIVe siècle : une maladie nouvelle, se propageant si vite qu’elle risque d’anéantir l’humanité, et provoquant une mortalité telle qu’on n’en avait jamais vu.
Cette question aurait pu être juste rhétorique et rester ainsi sans réponse, sauf qu’Hélène finit par acquiescer et son accord, tel un point d’entrée dans une partie de billard, aura des répercussions sur chaque membre de la famille. Dans L’art perdu du secret, Juliette Adam, tisse une toile des secrets familiaux et des mensonges qui rassurent et comblent le vide.
Nous sommes le 10 décembre 1946 à Stockholm. Le chimiste Otto Hahn se prépare à aller recevoir le Prix Nobel de Chimie, consécration pour celui qui a découvert la fission nucléaire. Or, ce jour correspond également à une vive dispute qu’il a eue avec son ancienne collaboratrice, Lise Meitner, physicienne talentueuse. Dans Le prix, Cyril Gély reconstitue cette journée et l’échange houleux qui s’y déroula.
Mais tu sembles oublier une chose : ce ne sont pas les êtres qui changent, mais leur version du passé…
Dans Qui se ressemble, l’écrivaine Agnès Desarthe explore la mémoire familiale, à travers l’exil, la langue, la transmission… mais aussi la musique, point commun à la collection La Résonnante de Buchet-Chastel dont j’ai chroniqué récemment le livre de Fabrice Colin, Les clés du royaume.
Onzième roman de Marie-Hélène Lafon, Hors champ nous emmène dans le Cantal, dans la cour d’une ferme familiale. Se concentrant sur les points de vue de Gilles et de sa soeur Claire, il raconte les membres d’une famille désaccordée, dans laquelle la communication est pratiquement inexistante. Un roman poignant et juste.
Alors que la France défend aujourd’hui le principe de souveraineté des pays contre les « prédateurs » en tout genre, cela n’a pas toujours été le cas si l’on regarde notre histoire coloniale. Dans La Résidence, un livre à mi-chemin entre le roman et l’essai historique, l’écrivain Laurent Crassat s’emploie à faire revivre une période allant de 1830 à 1925, et ayant pour épicentre la colonisation de l’Afrique du Nord.
Dans son premier roman, Les crédits, Damien Peynaud explore la mémoire familiale pour nous livrer une réflexion originale sur un thème qui a fortement marqué son enfance : le surendettement.