
S’il ne fait pas partie des écrivains tchèques les plus connus, Ladislav Klima (1878-1928) a à son actif une bibliographie relativement dense, qui plus est assez largement traduite en français. Némésis la Glorieuse, publié après la mort de l’auteur, est un conte fantastique sur fond d’histoire d’amour, qui à coup sûr surprendra plus d’un lecteur.
Un dénommé Sider, jeune homme de 28 ans de bonne fortune, décide de s’installer à Cortona après un premier séjour lui ayant laissé une forte empreinte. Or, le second séjour, qui devait être définitif, est marqué par l’ennui et l’omniprésence d’un temps couvert. Alors qu’il s’apprête à partir, il croise deux femmes ; l’une, habillée en bleu, lui était curieusement déjà apparue dans un rêve. Il apprendra plus tard qu’elle s’appelle Oréa.
Jamais il n’avait connu d’état d’âme aussi étrange, aussi délicieux, aussi terrifiant. La dame en bleu était identique à la vision de son rêve, à croire que son fantasme s’était transformé en hallucination.
A partir de ce moment-là, il fera tout pour la retrouver. Le récit, qui s’apparente à une quête amoureuse dans la première partie évolue ensuite entre rêve et réalité. Certains éléments semblent se répéter mais avec une interprétation différente. Ne goûtant en général pas forcément ce genre de littérature, je dois constater que la prose de l’auteur est limpide, la construction habile et on se laisse aisément embarquer par ce côté fantastique où l’on se dit que le réel est une histoire de perception.
En conclusion, je vous conseille:
X d’acheter le livre dans votre librairie
X ou de l’emprunter dans votre bibliothèque
de lire autre chose
Némésis la glorieuse, de Ladislav Klima, traduit, présenté et annoté par Erika Abrams. Editions du Canoë, 2021. 215 pages.

Participation à Une rentrée à l’Est (Des romans mais pas seulement – Sacha).