Le nom de l’écrivaine américaine Anne Tyler vous est sûrement familier, pourtant je ne l’ai découvert que ce mois-ci avec son dernier roman traduit en français, Trois jours en juin. Parfaitement de saison, comme le titre l’indique, le roman nous invite à passer quelques jours en compagnie de Gail, réunie avec son ex-mari pour le mariage de leur fille.
Mes billets pourraient vous donner l’impression que je suis une lectrice pantouflarde qui ne s’aventure que rarement en dehors de l’Europe. Dernièrement, j’ai pourtant fait un voyage littéraire exotique en faisant une expédition en Afrique grâce à la plume de Jo Frehel qui, comme le montre sa biographie, a voyagé et vécu en Côte d’Ivoire, en Inde ou en Australie et y a trouvé, entre autres, de l’inspiration pour ses livres. Son dernier roman, Noir destin, nous emmène justement en Afrique de l’Est en compagnie d’un jeune homme.
L’Afrique, si j’en sors un jour, pensait Marc dans ces moments-là, restera dans ma mémoire comme un mélange d’odeurs fortes dont on ne sait si elles appartiennent à la vie ou à la mort.
Grazia avait certainement imaginé son accouchement différemment. Tandis qu’elle ressentait encore les derniers effets de l’anesthésie, elle s’est rendu soudainement compte du changement d’ambiance – au lieu de la laisser vivre les premiers moments avec ses jumeaux nouveaux-nés, le personnel se précipite pour mettre tous les trois à l’abri. Et peu après, elle entend un mot qu’elle aurait préféré ne plus jamais entendre : L’Iguane.
En avril 1959, Walter Ulbricht appelle tous les artistes et ouvriers à se réunir et travailler ensemble, dans le cadre d’une doctrine (« Bitterfelder Weg ») qui avait pour but d’ôter aux intellectuels une certaine aura élitiste, de mettre les ouvriers au centre des oeuvres artistiques et d’unir les deux. Son appel est suivi par de nombreux jeunes artistes, notamment par Christa Wolf ou Brigitte Reimann. Cette dernière a rejoint une usine, Schwarze Pumpe, une expérience qui lui a inspiré Ankunft im Alltag, un roman mettant en scène trois jeunes gens qui, après le bac, passent une année de travail manuel à l’usine, et Une fratrie, dont l’héroïne, Elisabeth, partage de nombreux points communs avec l’autrice.
J’en avais rencontré, au cours de mes études, des jeunes gens de ce genre, zélés, qui ignoraient encore que scepticisme ne signifie pas hostilité, ni patience absence de fermeté.
Cathy et Noah forment un couple solide, partageant leur vie entre leurs emplois respectifs et les petits plaisirs du quotidien. Rien ne manque à leur bonheur, pas même un enfant. Encore que… ces derniers temps, Cathy commence à ressentir quelques doutes… Avec Repentirs, Chloë Ashby introduit une héroïne attachante confrontée à des choix difficiles.
Direction la Suisse avec le premier roman de Sarah Elena Müller qui figurait parmi les nominés pour le Prix du livre suisseet qui nous est présenté dans la traduction française par les Editions Zoé. L’histoire nous emmène dans un petit village dans les montagnes à la rencontre de L’enfant hors champ, mais aussi d’un crapaud ou d’un ange…
L’emplacement pour garer sa moto est vide, et pour cause : Eléonore a pris les voiles ! Coupant les cordes avec son entourage, ses habitudes et même avec son ami fidèle à quatre pattes, elle s’élance avec sa Falcata vers l’inconnu pour échapper à la réalité, pour reprendre le contrôle de sa vie. Ainsi, avec son deuxième roman, Marlène Mauris quitte les montagnes valaisannes et nous invite à un voyage en quête de liberté.
(…) elle pouvait accepter de perdre des plumes, mais certainement pas de se laisser couper les ailes.
Les éditions Agullo ont eu la bonne intuition de choisir Petra Klabouchová parmi leurs auteurs. Jusque-là inconnue des lecteurs francophones, elle est actuellement l’une des autrices les plus lues en République tchèque. Journaliste de formation, Petra Klabouchová n’a pas peur d’explorer les méandres les plus noires de l’âme humaine. Ainsi, dans Près du mur nord, qui affiche d’ailleurs une fière note de 94% sur un site qui est l’équivalent tchèque de Babelio, elle amène le lecteur dans la Tchécoslovaquie des années 50, alors que le régime au pouvoir appliquait la devise « Qui ne va pas avec nous, va contre nous ».
Franck se réveille à l’hôpital après plusieurs jours passés dans le coma et, privé de parole, il ne parvient à communiquer avec son entourage qu’à travers de petites notes écrites. Certains pencheraient vers la version d’une tentative de suicide, pourtant quelques éléments clochent… Ainsi, Franck et sa compagne Zakia se mettront à suivre quelques indices, notamment celui d’une Brigade nord-africaine.
Nous ne pouvons pas être bons, Franck Leblanc, tant que nous portons la culpabilité des horreurs que nos pères n’ont pas expiées.
Quatorze ans, c’est un âge de merde pour perdre sa mère.
Ainsi commence, sans fioritures, le roman Paradise garden de l’autrice allemande Elena Fischer. La voix de la narratrice appartient à Billie, une jeune adolescente, avec laquelle on fait connaissance le jour de l’enterrement de sa mère.