Après la Quinzaine balzacienne qui m’a permis de renouer avec l’oeuvre d’Honoré de Balzac, je m’associe aujourd’hui à une lecture commune organisée par Maggie et relayée par Claudialucia autour d’un livre paru en 1841, Une ténébreuse affaire, qui mélange de nombreux genres !
Récemment réédité par les éditions Métailié, Les enfants Oppermann est un roman mettant en scène une famille bourgeoise juive de Berlin au moment où l’Allemagne bascule vers le nazisme. Il est l’oeuvre de Lion Feuchtwanger, auteur en 1925 du roman historique Le juif Süss, qui lui conféra une grande notoriété. Au moment où il achève le roman dont il est aujourd’hui question (en octobre 1933), l’auteur est réfugié en France, il est déjà lui-même privé de nationalité et sa maison a été pillée par les SA.
C’est à Kiewarra, petite commune rurale du sud-est de l’Australie, que l’autrice Jane Harper situe l’action de son premier roman, Canicule. Un meurtre d’une rare violence vient d’y être commis : trois corps sont retrouvés sans vie dans la ferme de Luke Hadler et l’enquête conclut rapidement à ce que ce dernier est le meurtrier de son épouse Karen et de son fils Billy… Mais tout n’est peut-être pas si simple…
Premier roman écrit par Paul Saint Bris, L’allègement des vernis vient d’être récompensé par le Prix Orange du Livre 2023. Parmi les précédents lauréats, j’avais chroniqué il y a quelques années l’excellent Défaite des maîtres et possesseurs, de Vincent Message, alors qu’Eva s’enthousiasmait l’an dernier pour L’autre moitié du monde de Laurine Roux. Dans le présent opus, il est question de la restauration de La Joconde, qui doit justement subir un allègement des vernis…
En 1842, Balzac regroupait dans Les Scènes de la vie de province, intégrées à La Comédie Humaine, trois oeuvres : La Rabouilleuse, Le curé de Tours et Pierrette. Leur point commun ? Les célibataires. « L’état de célibataire est un état contraire à la société », disait-il. Dès lors, on imagine aisément de quelle façon il traita le sujet…
Ancien colonel laissé pour mort sur le champ de bataille d’Eylau, Hyacinthe Chabert réapparaît en 1817, dans une France ayant changé de régime. Il se rend chez un notaire car son épouse, laissée pour veuve, s’est entre-temps remariée et le vieil homme veut récupérer ses biens… Tel est le sujet d’un court roman d’Honoré de Balzac, La transaction, rebaptisé plus tard sous le nom de Le colonel Chabert.
Balzac et son oeuvre tenaient une place à part dans la vie de Stefan Zweig. Il souhaitait lui consacrer une biographie, qui aurait constitué l’oeuvre majeur de sa vie. Si la mort de l’écrivain autrichien en 1942 l’a empêché de mener ce dessein à son terme, les écrits récupérés et agencés par son ami Richard Friedenthal ont permis de publier Balzac – Le roman de sa vie en 1946. Je suis très heureux aujourd’hui de vous parler de ce livre qui m’a permis après tant d’années de renouer avec Balzac, son oeuvre, sa vie.
Il ne nous reste que quelques heures avant que ne retentisse le sifflet qui marquera le début de notre Quinzaine balzacienne. On sait que Keisha sautille déjà sur la ligne de départ, mais pour celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore mis leur dossard, voici une brève invitation…
Dans le cadre de notre week-end dédié à la lecture de romans épistolaires, je souhaitais me plonger dans un livre paru il y a quelques années et qui avait eu un réel succès : Les Lettres d’Esther, de Cécile Pivot. Il y est question d’une libraire lilloise, Esther, qui souhaite initier un atelier d’écriture et , dans ce but, lance une invitation… Qui y répondra ?
Connaissez-vous Vilhelm Moberg (1898 – 1973), auteur suédois de la célébre et formidable Saga des émigrants ? Si ce n’est pas le cas, je ne saurais trop vous en conseiller la lecture. 7 ans après l’avoir lue, j’en garde un souvenir marquant et je peux d’ailleurs dire sans exagérer que c’est ma meilleure lecture des 10 dernières années ! Aussi, quand les Editions Gingko sortent en 2023 une nouvelle édition de Mon instant sur la terre, je décide de me plonger avec joie dans le destin d’un autre migrant, Albert Carlsson. Nous sommes en 1962, et il a émigré 40 ans plus tôt depuis sa Suède natale vers les Etats-Unis. Voyant la fin de sa vie arriver, il se penche sur son histoire…
J’ai possédé plusieurs domiciles, mais jamais de foyer. (…) Et une question me torture, inséparable de cette certitude : « Cette vie, qu’en ai-je fait ? »