La facture du ferry non payée et le départ de la famille Stjerne pour Gotland se complique. Ce qui pourrait représenter un simple souci de logistique, s’avère néanmoins être la fatidique « dernière goutte » qui amènera l’un des deux époux à prononcer le mot Divorce. Pourquoi et comment en sont-ils arrivés là ? C’est ce que décortique avec beaucoup de finesse l’écrivaine suédoise Moa Herngren.
Dans le petit village de Leontica, dans les Alpes tessinoises, le narrateur du livre demande à un vieil homme de 90 ans, le Felice, s’il peut l’accompagner dans ses journées. Jours à Leontica, de l’écrivain suisse Fabio Andina, retrace ces instants, cette routine qui se met en place tous les matins, dès 5h15, pendant les huit jours que les deux hommes passeront ensemble.
Dans cette vallée, si tu as besoin d’un coup de main, tu trouves toujours.
Après La gloire de mon père et Le château de ma mère, je continue ma lecture des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol à travers le troisième tome de la série, intitulé Le temps des secrets. Si les vacances d’été – faites de jeux, de chasse, d’escapades – restent une trame importante du livre, la transition vers l’adolescence est perceptible pour le narrateur.
Premier roman de Laurent Petitmangin, Ce qu’il faut de nuit fut salué par la critique et les lecteurs à sa sortie. Ancré en Lorraine, il met en scène un père, qui élève seul ses deux fils après la mort de son épouse, et se trouve confronté au glissement du fils aîné vers un groupuscule d’extrême-droite.
La colline qui travaille est une allusion à la Croix-Rousse de Lyon, quartier connu pour son activité industrielle autour du tissage. C’est le titre qu’a choisi Philippe Manevy, qui s’appuie sur l’histoire de ses grands-parents maternels, Alice et René, pour nous parler de l’histoire de sa famille à travers 4 générations traversant la grande Histoire du XXème siècle français.
Le nom de l’écrivaine américaine Anne Tyler vous est sûrement familier, pourtant je ne l’ai découvert que ce mois-ci avec son dernier roman traduit en français, Trois jours en juin. Parfaitement de saison, comme le titre l’indique, le roman nous invite à passer quelques jours en compagnie de Gail, réunie avec son ex-mari pour le mariage de leur fille.
La littérature polonaise contemporaine est d’une grande vitalité, et je suis heureux de continuer à la découvrir (et la faire découvrir) aujourd’hui avec le livre de Wiesław Myśliwski, L’Art d’écosser les haricots. Double récipiendiaire du prix littéraire le plus important de Pologne (dont l’un pour ce roman), à l’instar de sa compatriote Olga Tokarczuk, Wiesław Myśliwski, né en 1932, traite de la vie dans la campagne polonaise.
Mes billets pourraient vous donner l’impression que je suis une lectrice pantouflarde qui ne s’aventure que rarement en dehors de l’Europe. Dernièrement, j’ai pourtant fait un voyage littéraire exotique en faisant une expédition en Afrique grâce à la plume de Jo Frehel qui, comme le montre sa biographie, a voyagé et vécu en Côte d’Ivoire, en Inde ou en Australie et y a trouvé, entre autres, de l’inspiration pour ses livres. Son dernier roman, Noir destin, nous emmène justement en Afrique de l’Est en compagnie d’un jeune homme.
L’Afrique, si j’en sors un jour, pensait Marc dans ces moments-là, restera dans ma mémoire comme un mélange d’odeurs fortes dont on ne sait si elles appartiennent à la vie ou à la mort.
En avril 1959, Walter Ulbricht appelle tous les artistes et ouvriers à se réunir et travailler ensemble, dans le cadre d’une doctrine (« Bitterfelder Weg ») qui avait pour but d’ôter aux intellectuels une certaine aura élitiste, de mettre les ouvriers au centre des oeuvres artistiques et d’unir les deux. Son appel est suivi par de nombreux jeunes artistes, notamment par Christa Wolf ou Brigitte Reimann. Cette dernière a rejoint une usine, Schwarze Pumpe, une expérience qui lui a inspiré Ankunft im Alltag, un roman mettant en scène trois jeunes gens qui, après le bac, passent une année de travail manuel à l’usine, et Une fratrie, dont l’héroïne, Elisabeth, partage de nombreux points communs avec l’autrice.
J’en avais rencontré, au cours de mes études, des jeunes gens de ce genre, zélés, qui ignoraient encore que scepticisme ne signifie pas hostilité, ni patience absence de fermeté.
Premier roman de Jean-Louis Bory (1919-1979), écrivain et journaliste également connu pour avoir été chroniqueur de l’émission « Le masque et la plume », Mon village à l’heure allemande obtint le Prix Goncourt en 1945 avec l’appui de Colette. Il y décrit la vie dans le village de Jumainville, en Beauce, dans la France occupée de 1944.