Les Voleurs de sureaux – Hubert Klimko

Si la Pologne fut et reste l’un des soutiens importants de l’Ukraine, en accueillant après l’invasion russe environ 3.5 millions de réfugiés et en fournissant une aide militaire conséquente, les relations entre les deux pays sont complexes et parfois très tendues. Le massacre de masse de civils polonais en Volhyine et Galicie orientale durant la Seconde Guerre Mondiale est l’une des raisons de ces tensions ; il constitue dans Les Voleurs de sureaux, le dernier roman de l’auteur polonais Hubert Klimko, l’un des points d’appui du récit.

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Le guépard – Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Classique du XXème siècle italien, Le guépard est un livre au destin particulier puisqu’il valut à son auteur Tomasi di Lampedusa un double refus de la part d’éditeurs italiens, avant de connaître un réel succès peu après le décès de l’écrivain, puis d’être à l’origine du film éponyme tourné par Visconti et réunissant Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale.

Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nous remplaceront seront les petits chacals, les hyènes ; et tous ensemble, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre.

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La famille Ruck – Katja Schönherr

Tandis que certains parmi vous ont, grâce à Kathel, déjà fait la connaissance de Marta et Arthur, je vais vous introduire dans une autre famille allemande, La famille Ruck, dont les jours sont captés par la plume de Katja Schönherr. Allons donc directement sonner chez Inge qui, si elle n’est pas chez la kiné, devrait bien être à la maison !

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Tout va bien – Arno Geiger

Arno Geiger, auteur autrichien, s’est tout d’abord fait remarquer pour son roman Tout va bien, qui fut le premier lauréat du livre allemand décerné à partir de 2005. Il a depuis écrit plusieurs romans, que ce soit sur la maladie d’Alzheimer de son père ou sur l’Autriche vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La lecture commune autour de son oeuvre m’a incitée à enfin ouvrir son premier roman que Patrice m’a offert à sa sortie en version originale. L’auteur y retrace le destin d’une famille sur fond d’histoire autrichienne.

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Le Grand Jeu – Elena Tchijova

Ecrivaine russe née en 1957, Elena Tchijova a connu la notoriété après la parution de son livre Le temps des femmes, qui racontait la vie de femmes dans la Russie soviétique des années 60 dans un appartement communautaire. Dans son dernier opus, Le Grand Jeu, qui s’ouvre le jour de l’annexion de la Crimée par la Russie, le 18 mars 2014, l’autrice s’attache à nous décrire la vie de trois générations entourées de secrets et de non-dits à St Petersbourg.

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Uglješa Šajtinac – De très modestes cadeaux

A l’occasion de notre week-end dédié aux romans épistolaires, je vous présente un livre que j’avais acheté il y a déjà deux ans lors du Salon du livre de Colmar et qui n’attendait que ce rendez-vous pour être lu ! De très modestes cadeaux est un roman serbe écrit en 2011 par Uglješa Šajtinac, et récompensé par le Prix de littérature de l’Union Européenne en 2014. Roman épistolaire qualifié de « 2.0 » en raison de sa forme : un échange de courriels entre deux frères.

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Maria Matios – Presque jamais autrement

Prix du livre ukrainien en 2007, Presque jamais autrement a été récemment traduit en français et s’ajoute ainsi à Daroussia la Douce, seul livre jusqu’à présent disponible en français de l’écrivaine ukrainienne Maria Matios, très connue dans son pays et au-delà, pour sa prose mais aussi ses poèmes. Dans ce livre relativement court, 160 pages, elle emmène le lecteur dans les Carpates ukrainiennes, dans la famille Tcheviouk.

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Thomas Flahaut – Les nuits d’été

Thomas Flahaut, auteur né en France, mais installé à Bienne, nous invite à intégrer le quotidien d’un petit groupe de jeunes lors d’un été, partagé entre la commune des Verrières et une usine suisse. Intitulée Les nuits d’été, l’histoire nous offre une vue intéressante sur le sort des enfants issus des classes populaires.

Dans le corps à corps avec la machine, est-ce que sortir vivant et debout de l’atelier à la fin de la nuit, de la saison, d’une vie, c’est gagner ?

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