Dans Qui se ressemble, l’écrivaine Agnès Desarthe explore la mémoire familiale, à travers l’exil, la langue, la transmission… mais aussi la musique, point commun à la collection La Résonnante de Buchet-Chastel dont j’ai chroniqué récemment le livre de Fabrice Colin, Les clés du royaume.
Auteur éclectique s’étant illustré dans de nombreux genres (dont la littérature de l’imaginaire pour la jeunesse), Fabrice Colin nous propose dans Les clés du royaume un voyage musical autour du rock, une musique qui l’a accompagné tout au long de sa vie.
J’écoute de la musique pour me nourrir – pour me connecter à une réalité plus vaste qui, sans cela, resterait hors de portée.
Onzième roman de Marie-Hélène Lafon, Hors champ nous emmène dans le Cantal, dans la cour d’une ferme familiale. Se concentrant sur les points de vue de Gilles et de sa soeur Claire, il raconte les membres d’une famille désaccordée, dans laquelle la communication est pratiquement inexistante. Un roman poignant et juste.
Si Abram vit désormais dans le Sud de la France, ses racines familiales le rattachent à la Hongrie qu’il a dû quitter après 1956 pour se réfugier en Suisse avec sa mère et sa grand-mère. Il a désormais plus de soixante-dix ans, et l’une de ses filles, Sára, le presse pour qu’il entreprenne enfin avec elle un voyage en Hongrie. Il finit par accepter. S’inspirant de sa propre histoire familiale, Dóra Kiss, danseuse, enseignante et écrivaine suisse, nous livre dans En beaux caractères, un récit tout en finesse sur la mémoire d’une famille hongroise au XXème siècle.
Aussi en retournant en Hongrie, il compte ne rien retrouver mais seulement tailler quelque chose dans le vif : un bâton, ou un témoin.
Dans son premier roman, Les crédits, Damien Peynaud explore la mémoire familiale pour nous livrer une réflexion originale sur un thème qui a fortement marqué son enfance : le surendettement.
Si l’année 2024 avait été celle de la Saison de la Lituanie en France, les sorties de livres traduits du lituanien restent sporadiques. Aussi, après les très belles lectures ces dernières années de Ténèbres et compagnie (Sigitas Parulskis), La partie n’est jamais nulle (Icchokas Meras) et La saga de Youza (Youozas Baltouchis), j’étais heureux de découvrir un autre titre, Blanc contre Noir, de l’autrice Danuté Kalinauskaité.
Un homme se promène à notre époque à Gjógv, village situé au nord-est des îles Féroé. De passage, il observe, s’imprègne des lieux, s’attarde sur les objets, ne courant « pas après l’originalité, plutôt après l’apaisement ». De ce que cet étranger voit, Aurélien Gautherie déroule le fil, jusqu’à Jonas et la petite Anna, L’enfant du vent des Féroé. Un premier roman sublime.
Des personnes désespérées commettent des actes désespérés. Ca pourrait être le cas de Noah, auquel on vient de faire une proposition diabolique. Quelle émotion va prévaloir, L’amour ou la fureur ? Martin Suter est de retour !
S’appuyant sur une course cycliste réelle, la Transcontinentale, compétition en autonomie de longue distance (3.000 à 4.000 kilomètres), Lola Nicolle imagine dans Le Grand Horizon le parcours d’un des participants, Vincent. Ce dernier prend part à l’édition 2019, partant de Bourgas en Bulgarie pour rejoindre Brest en France.
Sous sa peau se glisse une masse d’électricité. Il ne contrôle plus rien, ne sait ce que le fait encore avancer. Bientôt, il nage dans un grand bain de nuit, d’eau, d’étoiles et de peur.