
Une vie entière de Robert Seethaler décrit la vie d’un homme dans les Alpes autrichiennes au XXème siècle. Un roman court qui eut à l’époque de sa sortie un succès réellement mérité.

Une vie entière de Robert Seethaler décrit la vie d’un homme dans les Alpes autrichiennes au XXème siècle. Un roman court qui eut à l’époque de sa sortie un succès réellement mérité.

Je suis un fils typique de ces Allemands inoffensifs qui n’ont jamais été nazis mais sans qui jamais les nazis ne seraient parvenus à leurs fins. Voilà tout le problème.
Ainsi s’exprime Horst Krüger dans Un bon Allemand, un livre paru en 1964, et qui est le récit de l’adolescence de l’auteur dans le Troisième Reich. Une lecture qui restera pour moi une des plus fortes de notre série Les feuilles allemandes.
Juli Zeh est une auteure allemande qui est également juriste de profession. En français, on peut découvrir huit de ses romans dont plusieurs ont été récompensés par différents prix. Je vais vous parler de son dernier livre traduit, Nouvel an, sorti chez Actes Sud lors de cette rentrée littéraire. J’achète rarement des nouveautés, mais j’ai eu l’occasion d’emprunter ce roman dans sa version originale.

Le mur vient de tomber, l’Allemagne se réunifie. La jeune Maria rejoint son petit ami Johannes dans la ferme de sa famille. Dans Un jour nous nous raconterons tout, sur une période assez courte, le lecteur suit toutes les transformations de la jeune fille, ainsi que celles du pays grâce à la plume sensible de l’auteure allemande Daniela Krien.

Trente ans après la Chute du Mur de Berlin, l’histoire de la RDA reste omniprésente dans la littérature contemporaine allemande. On peut évoquer récemment le succès de Quand la lumière décline d’Eugen Ruge. Une littérature qualifiée d’ostalgie a même vu le jour. Dans Histoire d’un Allemand de l’Est, qui a valu à son auteur, Maxim Leo, le Prix du livre européen, c’est une part importante de l’histoire allemande, notamment de la RDA, qui se déroule sous nos yeux, vécue par la famille de l’auteur.

Auteure allemande contemporaine, Julia Franck s’était fait remarquer en 2007 pour « La femme de midi », livre couronné par le Prix du Livre Allemand (« Deutscher Buchpreis ») qui a eu pour titulaires ces dernières années des auteurs comme Arno Geiger, Uwe Tellkamp ou plus récemment Robert Menasse, dont j’avais chroniqué le très réussi La capitale. Dans Feu de camp, elle fait le portrait d’une femme est-allemande passant à l’Ouest avec ses enfants.
Alain Claude Sulzer, écrivain suisse, est connu en France surtout pour son roman Un garçon parfait qui a reçu le Prix Médicis en 2008 et c’est à lui que revient l’honneur d’ouvrir sur notre blogue Les feuilles allemandes 2019. Je me fais toujours un plaisir de faire découvrir aux autres des romans qui passent un peu plus inaperçus, d’où mon choix d’aujourd’hui qui se porte sur Leçons particulières, le huitième roman de cet auteur bâlois.

Récompensé par le prix Femina en 1922, Silbermann est l’un des romans les plus connus de Jacques de Lacretelle, et fera d’ailleurs partie en 1950 des 12 lauréats du « Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle », à l’instar de La colline inspirée, de Maurice Barrès, que j’avais chroniqué récemment. Le roman met en scène deux personnages principaux : le narrateur, fils d’un juge d’instruction, protestant et celui qui devint son ami, Silbermann, le fils brillant d’un antiquaire juif.

Elizabeth Gaskell est l’une des écrivaines britanniques majeures de l’ère victorienne. Contemporaine et amie de Charles Dickens et de Charlotte Brontë, elle écrit Nord et Sud en 1854, qui paraît au départ sous formes d’épisodes dans le journal de Dickens. Elle y décrit l’histoire de la famille d’un pasteur du sud de l’Angleterre, qui va s’installer dans le Nord industriel.
Dans la chaleur de l’été, sur les voies de la gare roumaine de Cluj-Napoca, deux trains s’apprêtent à partir : l’un est l’express à destination de Bucarest, l’autre est un train affrété spécialement pour emmener des enfants vers la Mer Noire, dans une colonie de vacances. Ce dernier n’arrivera jamais à destination. Ses occupants, les jeunes élèves de l’école numéro 10, aidés par un tzigane aux cheveux blonds, Calman, décident en effet de détourner le train. C’est le sujet de La croisade des enfants, un roman majeur de la littérature de ce pays, habilement construit par Florina Ilis, qui est à la fois un conte et une satire de la Roumanie contemporaine.
Cette chronique est écrite dans le cadre d’une lecture commune avec Ingannmic et Passage à l’Est, que je remercie vivement de m’accompagner. N’oubliez pas d’aller lire leur avis !