Premier roman de Laurent Petitmangin, Ce qu’il faut de nuit fut salué par la critique et les lecteurs à sa sortie. Ancré en Lorraine, il met en scène un père, qui élève seul ses deux fils après la mort de son épouse, et se trouve confronté au glissement du fils aîné vers un groupuscule d’extrême-droite.
La colline qui travaille est une allusion à la Croix-Rousse de Lyon, quartier connu pour son activité industrielle autour du tissage. C’est le titre qu’a choisi Philippe Manevy, qui s’appuie sur l’histoire de ses grands-parents maternels, Alice et René, pour nous parler de l’histoire de sa famille à travers 4 générations traversant la grande Histoire du XXème siècle français.
Traducteur du suédois (mais également du danois, du norvégien et de l’anglais), comptant à son actif plus de 150 ouvrages traduits, Alain Gnaedig est lui-même écrivain. Dans Requiem sur roues, il nous emmène dans un pays qu’il aime tout particulièrement, la Suède : l’achat d’une voiture, une Saab 900, est prétexte à une escapade nous conduisant sur les lieux qui furent naguère ceux où fut produite cette marque emblématique aujourd’hui disparue, mais plus largement nous offre une réflexion sur l’évolution de notre continent.
Historien et philosophe français du XIXème siècle, membre de l’Académie française, Hippolyte Taine (1828-1893) est l’auteur de livres qui ont marqué leur époque, comme Les origines de la France contemporaine. Plus tôt, entre 1863 et 1866, alors qu’il était examinateur d’admission à St Cyr, il eut l’occasion de parcourir la France et de consigner sur un carnet ses observations des villes et régions traversées, donnant naissance à Par nos villes et par nos campagnes.
Le nom de l’écrivaine américaine Anne Tyler vous est sûrement familier, pourtant je ne l’ai découvert que ce mois-ci avec son dernier roman traduit en français, Trois jours en juin. Parfaitement de saison, comme le titre l’indique, le roman nous invite à passer quelques jours en compagnie de Gail, réunie avec son ex-mari pour le mariage de leur fille.
La littérature polonaise contemporaine est d’une grande vitalité, et je suis heureux de continuer à la découvrir (et la faire découvrir) aujourd’hui avec le livre de Wiesław Myśliwski, L’Art d’écosser les haricots. Double récipiendiaire du prix littéraire le plus important de Pologne (dont l’un pour ce roman), à l’instar de sa compatriote Olga Tokarczuk, Wiesław Myśliwski, né en 1932, traite de la vie dans la campagne polonaise.
Mes billets pourraient vous donner l’impression que je suis une lectrice pantouflarde qui ne s’aventure que rarement en dehors de l’Europe. Dernièrement, j’ai pourtant fait un voyage littéraire exotique en faisant une expédition en Afrique grâce à la plume de Jo Frehel qui, comme le montre sa biographie, a voyagé et vécu en Côte d’Ivoire, en Inde ou en Australie et y a trouvé, entre autres, de l’inspiration pour ses livres. Son dernier roman, Noir destin, nous emmène justement en Afrique de l’Est en compagnie d’un jeune homme.
L’Afrique, si j’en sors un jour, pensait Marc dans ces moments-là, restera dans ma mémoire comme un mélange d’odeurs fortes dont on ne sait si elles appartiennent à la vie ou à la mort.
Grazia avait certainement imaginé son accouchement différemment. Tandis qu’elle ressentait encore les derniers effets de l’anesthésie, elle s’est rendu soudainement compte du changement d’ambiance – au lieu de la laisser vivre les premiers moments avec ses jumeaux nouveaux-nés, le personnel se précipite pour mettre tous les trois à l’abri. Et peu après, elle entend un mot qu’elle aurait préféré ne plus jamais entendre : L’Iguane.
Peu après la publication par Sandrine, du blog Tête de lecture, d’un entretien avec la directrice de la maison d’édition Zoé à l’occasion du cinquantenaire de cette maison suisse, l’idée a émergé de faire une lecture commune pour faire connaître leur catalogue. J’ai profité de l’occasion pour lire Faire paysan, de Blaise Hofmann, un essai autour des paysans en Suisse rédigé par un écrivain issu du milieu agricole, et interpellé par le fait qu’un fossé d’incompréhension se creuse entre les agriculteurs et le reste de la société.
J’aimerais parvenir par ces pages à restituer les deux points de vue, chercher à les comprendre, et peut-être, qui sait, faciliter la réconciliation.
En avril 1959, Walter Ulbricht appelle tous les artistes et ouvriers à se réunir et travailler ensemble, dans le cadre d’une doctrine (« Bitterfelder Weg ») qui avait pour but d’ôter aux intellectuels une certaine aura élitiste, de mettre les ouvriers au centre des oeuvres artistiques et d’unir les deux. Son appel est suivi par de nombreux jeunes artistes, notamment par Christa Wolf ou Brigitte Reimann. Cette dernière a rejoint une usine, Schwarze Pumpe, une expérience qui lui a inspiré Ankunft im Alltag, un roman mettant en scène trois jeunes gens qui, après le bac, passent une année de travail manuel à l’usine, et Une fratrie, dont l’héroïne, Elisabeth, partage de nombreux points communs avec l’autrice.
J’en avais rencontré, au cours de mes études, des jeunes gens de ce genre, zélés, qui ignoraient encore que scepticisme ne signifie pas hostilité, ni patience absence de fermeté.