Petros Markaris est un auteur grec de romans policiers, qui a trouvé la notoriété auprès du lectorat français grâce aux enquêtes du commissaire Kostas Charistos. Publié en 2012, Liquidations à la grecque est le 6ème opus de cette série, et inaugure également une trilogie dite « de la crise » car se déroulant dans une Grèce au bord du goufre financier et sous la tutelle de la troika.
Journaliste et écrivain allemand, Harald Jähner s’est fait connaître auprès du lectorat français par son précédent essai Le temps des loups, qui traitait de l’Allemagne de l’après-guerre, et qui fut le lauréat du Prix Historia 2024 du meilleur livre d’Histoire. Dans L’ivresse des sommets, l’auteur s’attarde sur la société allemande durant la période de la République de Weimar.
Vers 1930, la démocratie a perdu l’une de ses ressources à la fois les plus importantes et les plus fragiles : la confiance en soi. (…) La démocratie de Weimar n’était pas d’une faiblesse telle qu’une autre issue n’aurait pas été envisageable. Tout le monde avait le choix, et notamment dans l’isoloir.
A une époque où les questions climatiques occupent une place de premier plan dans les défis environnementaux et dans les préoccupations des gens sensés, le livre de Christian Pfister et Heinz Wanner, Climat et société en Europe est le bienvenu. Richement illustré, et s’adressant aussi bien à un lectorat initié qu’au grand public, il retrace l’histoire climatique de notre continent durant le dernier millénaire.
Premier roman de Laurent Petitmangin, Ce qu’il faut de nuit fut salué par la critique et les lecteurs à sa sortie. Ancré en Lorraine, il met en scène un père, qui élève seul ses deux fils après la mort de son épouse, et se trouve confronté au glissement du fils aîné vers un groupuscule d’extrême-droite.
Peu après la publication par Sandrine, du blog Tête de lecture, d’un entretien avec la directrice de la maison d’édition Zoé à l’occasion du cinquantenaire de cette maison suisse, l’idée a émergé de faire une lecture commune pour faire connaître leur catalogue. J’ai profité de l’occasion pour lire Faire paysan, de Blaise Hofmann, un essai autour des paysans en Suisse rédigé par un écrivain issu du milieu agricole, et interpellé par le fait qu’un fossé d’incompréhension se creuse entre les agriculteurs et le reste de la société.
J’aimerais parvenir par ces pages à restituer les deux points de vue, chercher à les comprendre, et peut-être, qui sait, faciliter la réconciliation.
On ne présente plus Geert Mak, écrivain et journaliste néerlandais, auquel on doit le formidable Voyage d’un Européen à travers le XXème siècle ou plus récemment Les rêves d’un Européen au XXème siècle. On connait par contre moins son premier livre traduit en français en 2005, Que sont devenus les paysans ?, qui, à partir de l’histoire d’un village néerlandais, Jorwerd, pointe les bouleversements qui marquèrent le monde paysan, notamment au XXème siècle.
Sociologue et philosophe, penseur universel, Edgar Morin n’a rien perdu de sa capacité de réflexion, preuve en est la rédaction de son dernier opus, Y a-il des leçons de l’Histoire, alors qu’il fête sa 104ème année. Dans ce court essai, il déchiffre l’Histoire de l’Humanité pour nous aider à construire l’avenir.
J’avais découvert Artem Chapeye en lisant son précédent livre Loin d’ici, près de nulle part, un ouvrage très réussi dans lequel il montrait la vie d’une famille ukrainienne faisant le choix de l’exil pour offrir un meilleur avenir à ses enfants. Les conditions de vie difficiles de la classe moyenne sont l’un des nombreux thèmes repris dans The Ukraine, son dernier livre paru, qui est un recueil de nouvelles se déroulant dans les années 2010 dans son pays.
En reposant le livre de Anna Funder, L’invisible Madame Orwell, je ne pouvais résister à l’envie de lire La ferme des animaux, de George Orwell. Ecrit en 3 mois pendant la Seconde Guerre Mondiale, paru en 1945, et grand succès dès sa sortie, ce livre est une fable visant à montrer à quel point la révolution russe fut dévoyée par Staline et aboutit à une dictature. Anna Funder cite plusieurs fois ce livre, en y replaçant le rôle important que joua la femme de l’auteur, Eileen, dans la genèse de l’oeuvre :
J’irai plus loin en disant que cela montre que sa manière de voir les personnages et autres créatures – plus vive, plus humaine, plus drôle – lui venait d’Eileen. (…) C’est un chef-d’œuvre expliquant comment la révolution russe s’est transformée en dictature sanglante sous la férule d’une nouvelle élite installée par Staline. (…) Dans La Ferme des animaux, la profondeur psychologique et la compassion d’Eileen rejoignent l’intuition politique d’Orwell pour bâtir un chef-d’œuvre – Anna Funder.
Plus de 30 ans après la réunification et alors que les récentes élections régionales ont vu une montée significative du parti d’extrême-droite AfD, la RDA continue d’être un sujet d’études important outre-Rhin. Dans son ouvrage Lütten Klein : vivre en Allemagne de l’Est, traduit en 2021 en français, le sociologue Steffen Mau dresse un portrait de l’Allemagne de l’Est et montre avec talent les fractures à l’oeuvre dans cette société.