Sociologue et philosophe, penseur universel, Edgar Morin n’a rien perdu de sa capacité de réflexion, preuve en est la rédaction de son dernier opus, Y a-il des leçons de l’Histoire, alors qu’il fête sa 104ème année. Dans ce court essai, il déchiffre l’Histoire de l’Humanité pour nous aider à construire l’avenir.
J’avais découvert Artem Chapeye en lisant son précédent livre Loin d’ici, près de nulle part, un ouvrage très réussi dans lequel il montrait la vie d’une famille ukrainienne faisant le choix de l’exil pour offrir un meilleur avenir à ses enfants. Les conditions de vie difficiles de la classe moyenne sont l’un des nombreux thèmes repris dans The Ukraine, son dernier livre paru, qui est un recueil de nouvelles se déroulant dans les années 2010 dans son pays.
En reposant le livre de Anna Funder, L’invisible Madame Orwell, je ne pouvais résister à l’envie de lire La ferme des animaux, de George Orwell. Ecrit en 3 mois pendant la Seconde Guerre Mondiale, paru en 1945, et grand succès dès sa sortie, ce livre est une fable visant à montrer à quel point la révolution russe fut dévoyée par Staline et aboutit à une dictature. Anna Funder cite plusieurs fois ce livre, en y replaçant le rôle important que joua la femme de l’auteur, Eileen, dans la genèse de l’oeuvre :
J’irai plus loin en disant que cela montre que sa manière de voir les personnages et autres créatures – plus vive, plus humaine, plus drôle – lui venait d’Eileen. (…) C’est un chef-d’œuvre expliquant comment la révolution russe s’est transformée en dictature sanglante sous la férule d’une nouvelle élite installée par Staline. (…) Dans La Ferme des animaux, la profondeur psychologique et la compassion d’Eileen rejoignent l’intuition politique d’Orwell pour bâtir un chef-d’œuvre – Anna Funder.
Plus de 30 ans après la réunification et alors que les récentes élections régionales ont vu une montée significative du parti d’extrême-droite AfD, la RDA continue d’être un sujet d’études important outre-Rhin. Dans son ouvrage Lütten Klein : vivre en Allemagne de l’Est, traduit en 2021 en français, le sociologue Steffen Mau dresse un portrait de l’Allemagne de l’Est et montre avec talent les fractures à l’oeuvre dans cette société.
Karel Čapek est un écrivain que nous apprécions énormément sur ce blog, en témoignent les billets que nous avons rédigés sur L’année du jardinier, Voyage vers le Nord, Hordubal, La maladie blanche et plus récemment La Fabrique d’Absolu. Nous voyons d’ailleurs avec beaucoup de plaisir le fait que son oeuvre a été récemment réédité par plusieurs maisons d’édition. Je réponds aujourd’hui à l’invitation de Sacha pour une lecture commune de La guerre des salamandres, publié en 1935, et l’un des livres les plus connus de Čapek.
Directeur Général de l’AREP, une agence d’architecture propriété de la SNCF, qui se veut à l’avant-garde de l’architecture décarbonée, Philippe Bihouix est un spécialiste des ressources minérales, qui défend le credo de sortir des impasses environnementales et sociétales « par le bas », c’est-à-dire par les basses technologies (« low tech »), au lieu de ne jurer que par l’innovation et la technique. Il développe cette thèse dans son livre L’âge des low tech.
J’achète un téléphone portable en France, et ce faisant j’ai exploité des mineurs au Congo, détruit des forêts primaires de Papouasie, enrichi des oligarques russes, pollué des nappes phréatiques chinoises, puis, douze à dix-huit mois plus tard, j’irai déverser mes déchets électroniques au Ghana ou ailleurs.
Ce mois de janvier était LE mois où j’ai enfin découvert la plume d’Anna Funder. Il n’est peut-être pas nécessaire de la présenter puisque la plupart d’entre vous ont sans doute déjà lu un ou deux de ses livres. Rappelons simplement que c’est une autrice australienne qui a étudié (entre autres) la littérature anglaise et pour laquelle les séjours à Berlin, la connaissance de la langue allemande et l’intérêt pour les droits humains étaient sans doute des blocs de construction nécessaires à la rédaction de son ouvrage passionnant, Stasiland.
Comment peut-on avoir appartenu à un tel univers, puis l’avoir vu disparaître en même temps que la place qu’on y occupait ?
Josef Pánek est un chercheur en génétique moléculaire tchèque dont le premier roman L’amour au temps du changement climatique fut lauréat du Prix Magnesia Litera en 2019, le plus important prix littéraire de République Tchèque. Il met en scène Tomáš, chercheur lui-aussi, se rendant à un colloque à Bangalore, en Inde.
Grâce à un article récemment paru dans Le Monde, j’ai pu me familiariser avec le philosophe allemand Hartmut Rosa, un des penseurs actuels les plus influents, auteur de deux opus majeurs que sont « Accélération » et « Résonance ». A côté de ces ouvrages complexes, il est également l’auteur de textes plus courts qui nous permettent d’accéder à sa pensée. Récemment, Rendre le monde indisponible est sorti au format poche aux Editions La Découverte.
Maja Göpel est une économiste allemande spécialisée dans la transformation des sociétés et le développement durable. Elle fait partie du Club de Rome ainsi que de Scientists for future, dont le but est d’apporter des éléments scientifiques aux décideurs et populations sur le changement climatique. Reconnue en Allemagne pour ses travaux, son livre Unsere Welt neu denken (que l’on pourrait traduire par « Repenser le monde ») fut un véritable beststeller avec près de 300.000 exemplaires vendus.