Magdalena Blažević est une autrice croate née en 1982 et vivant à Mostar, en Bosnie-Herzégovine. C’est justement en Bosnie que se déroule son roman A la fin de l’été, qui est son premier à être traduit en français. La narratrice s’appelle Ivana, et y raconte son enfance, au milieu de sa famille, avec sa meilleure amie Dunja ; une enfance qui sera rattrapée par la guerre et dont l’issue ne fait guère de doutes.
Je m’appelle Ivana. J’ai vécu quatorze étés, et ceci est l’histoire du dernier.
Post frontière, de Maxime Gillio, est un roman qui nous emmène à la rencontre de Patricia Sommer, une journaliste berlinoise au Tageszeitung qui se pointe un jour devant la maison d’Inge Oelze dans le but de faire raconter à cette dernière son expérience particulière : celle d’avoir fui la RDA pour Berlin Ouest puis d’avoir refait le chemin inverse avant la réunification. C’est du moins la version officielle…
François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, est l’auteur d’un livre paru en 2020, Le retour des prédateurs, récemment ressorti en poche aux Editions Odile Jacob. Bien qu’écrit au tout début de la pandémie de coronavirus et avant que n’éclate la guerre en Ukraine, cet essai reste des plus actuels et constitue une mise en garde de l’Europe contre ces « prédateurs » auxquels elle fait face.
Après ma lecture enthousiaste du livre Les pommes Antonov, de l’écrivain et Prix Nobel de littérature Ivan Bounine, j’étais heureux de voir que les Editions Syrtes ont pris l’initiative de regrouper plusieurs recueils de nouvelles en un seul tome, intitulé Nouvelles, en ayant soin d’y ajouter un inédit, oeuvre de jeunesse de Bounine. On retrouve ainsi dans cet opus le talent de l’auteur pour y décrire la vie, la nature humaine, la nature…
Figure importante de la littérature tchèque du XXème siècle, Jiří Weil est un auteur d’origine juive dont l’oeuvre reste très marquée par le destin des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Ses deux ouvrages les plus connus ont fait l’objet de réédition en français : tout d’abord Mendelssohn est sur le toit, puis Vivre avec une étoile, l’histoire de Josef Roubíček, modeste employé de banque dont le quotidien se rétrécit au fur et à mesure que l’étau se resserre autour des Juifs de Prague.
Si l’on dit communément que « les peuples heureux n’ont pas d’histoire », cette citation ne peut s’appliquer pour les Pays Tchèques, tant leur territoire fut l’objet de luttes dans le passé, avec un XXème siècle en point d’orgue. C’est dans la partie tchèque de la Tchécoslovaquie, plus exactement dans la ville fictive de Jedlov (Tannberg en allemand), qu’on imagine dans le Nord-Ouest de la Bohême, que se déroule l’intrigue de l’ambitieux roman Le tumulte et l’oubli, de l’écrivain Timothée Demeillers.
Récompensé par le prix de l’Union Européenne en 2021, La rivière est le premier roman de l’autrice lettone Laura Vinogradova. On y rencontre Ruta, une jeune femme qui traine avec elle son mal de vivre suite à la disparition non élucidée de sa soeur Dina.
Biologiste, directrice adjointe des jardins botaniques du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine, Katia Astafieff est l’autrice de plusieurs livres de voyage ou de vulgarisation scientifique, à l’image de L’aventure extraordinaire des plantes voyageuses, un livre qui nous emmène loin de nos terres, à la rencontre de onze plantes et des explorateurs qui nous les ont fait connaître.
En reposant le livre de Anna Funder, L’invisible Madame Orwell, je ne pouvais résister à l’envie de lire La ferme des animaux, de George Orwell. Ecrit en 3 mois pendant la Seconde Guerre Mondiale, paru en 1945, et grand succès dès sa sortie, ce livre est une fable visant à montrer à quel point la révolution russe fut dévoyée par Staline et aboutit à une dictature. Anna Funder cite plusieurs fois ce livre, en y replaçant le rôle important que joua la femme de l’auteur, Eileen, dans la genèse de l’oeuvre :
J’irai plus loin en disant que cela montre que sa manière de voir les personnages et autres créatures – plus vive, plus humaine, plus drôle – lui venait d’Eileen. (…) C’est un chef-d’œuvre expliquant comment la révolution russe s’est transformée en dictature sanglante sous la férule d’une nouvelle élite installée par Staline. (…) Dans La Ferme des animaux, la profondeur psychologique et la compassion d’Eileen rejoignent l’intuition politique d’Orwell pour bâtir un chef-d’œuvre – Anna Funder.
Si la Bible évoque une terre où coulent « le lait et le miel », l’auteur allemand Ralf Rothmann a, quant à lui, adapté cette expression pour écrire sur le pays d’où il vient, l’Allemagne, et plus précisément le bassin de la Ruhr dans les années 60. Lait et charbon est un roman à fort caractère autobiographique, où il parle de la vie d’un adolescent, de ses parents dans cette région minière ; une vie loin de ce que l’on a communément l’habitude d’appeler « le miracle économique allemand ».