Maxim Leo – Histoire d’un Allemand de l’Est

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Trente ans après la Chute du Mur de Berlin, l’histoire de la RDA reste omniprésente dans la littérature contemporaine allemande. On peut évoquer récemment le succès de Quand la lumière décline d’Eugen Ruge. Une littérature qualifiée d’ostalgie a même vu le jour. Dans Histoire d’un Allemand de l’Est, qui a valu à son auteur, Maxim Leo, le Prix du livre européen, c’est une part importante de l’histoire allemande, notamment de la RDA,  qui se déroule sous nos yeux, vécue par la famille de l’auteur.

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Julia Franck – Feu de camp

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Auteure allemande contemporaine, Julia Franck s’était fait remarquer en 2007 pour « La femme de midi », livre couronné par le Prix du Livre Allemand (« Deutscher Buchpreis ») qui a eu pour titulaires ces dernières années des auteurs comme Arno Geiger, Uwe Tellkamp ou plus récemment Robert Menasse, dont j’avais chroniqué le très réussi La capitale. Dans Feu de camp, elle fait le portrait d’une femme est-allemande passant à l’Ouest avec ses enfants.

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Anna Seghers – L’excursion des jeunes filles qui ne sont plus

Il n’est probablement pas nécessaire de présenter Anna Seghers, l’auteure allemande connue pour ses romans Transit ou La septième croix (les deux également portés à l’écran). Née en 1900, issue d’une famille juive et membre du Parti communiste, ses livres sont interdits par le régime nazi et elle est contrainte de s’exiler. Elle passera plusieurs années au Mexique et c’est justement dans cette région qu’elle se souvient d’une journée lointaine du temps où elle était encore une jeune fille. La nouvelle dont je vais vous parler aujourd’hui, L’excursion des jeunes filles qui ne sont plus, est en effet un flot d’images, de souvenirs d’un monde qui avait encore les deux grandes guerres devant lui…

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Alain Claude Sulzer – Leçons particulières

Alain Claude Sulzer, écrivain suisse, est connu en France surtout pour son roman Un garçon parfait qui a reçu le Prix Médicis en 2008 et c’est à lui que revient l’honneur d’ouvrir sur notre blogue Les feuilles allemandes 2019. Je me fais toujours un plaisir de faire découvrir aux autres des romans qui passent un peu plus inaperçus, d’où mon choix d’aujourd’hui qui se porte sur Leçons particulières, le huitième roman de cet auteur bâlois.

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Les feuilles allemandes 2019

Chères lectrices, chers lecteurs,

en me promenant dans des librairies ou en feuilletant des magazines littéraires, je me rends de plus en plus compte que la littérature allemande n’est pas assez présente. Récemment, j’ai fait une petite enquête dans une librairie indépendante plutôt bien fournie où j’ai inspecté tous les livres mis en avant. Le résultat ? Pas un seul auteur de langue allemande. Au lieu de m’apitoyer passivement sur leur sort, je souhaite faire appel à vous aujourd’hui pour que l’on mette ensemble les livres de langue allemande sous les projecteurs, tout au cours du mois de novembre, car je suis persuadée que cette littérature le mériterait. J’ai choisi intentionnellement ce mois automnal en pensant à celles et à ceux qui ont du mal à patienter jusqu’en mars pour plonger dans la littérature de l’Europe de l’Est !

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Wilfried Bommert & Marianne Landzettel – La fin de l’alimentation

BommertA l’évocation du changement climatique, on pense souvent à l’apparition d’événements extrêmes, à la montée des océans, mais la mise en péril du système alimentaire mondial à l’heure où la population mondiale tend vers 9 milliards d’individus est une menace majeure à intégrer. C’est le mérite de l’ouvrage rédigé par l’agronome Wilfried Bommert et la journaliste Marianne Landzettel, La fin de l’alimentation, de nous montrer que les sécheresses ou les inondations plus intenses, la recrudescence des parasites, menacent les cultures et à travers elles nos modes d’alimentation. Un livre que je vous propose de découvrir aujourd’hui dans le cadre de la série « Nourrir le monde ».

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« Le mois de l’Europe de l’Est » 2019 s’achève

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Le mois de mars est désormais terminé ; avec Goran, nous souhaitons remercier tous les participants, car c’est grâce à vous que ce mois thématique est si riche de découvertes littéraires. C’est une formidable base de données qui commence à se mettre en place, et qui, nous l’espérons, va continuer à se développer.

Normalement, nous aurions dû vous présenter le bilan aujourd’hui. Cependant, vous allez devoir patienter un petit peu, car celui-ci n’arrivera que fin avril, mais plus le résultat se fait attendre, plus celui-ci est savoureux ! Nous nous excusons pour ce petit retard. Et encore une fois merci à toutes et tous.

Quoi qu’il en soit, si certain(e)s d’entre vous ont omis de nous envoyer leur lien de publication, il est encore temps avant la publication du bilan !

A très bientôt

Eva, Patrice et Goran.

 

Fédor Dostoïevski – Les pauvres gens

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Aujourd’hui, nous mettons un point final à notre mois où la littérature de l’Europe centrale et de l’Est était à l’honneur. Qui aura le dernier mot ? Un grand personnage de la littérature classique, Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski qui, avec son livre Les pauvres gens, a fait son entrée dans le monde littéraire ! Il s’agit d’un roman épistolaire et représente ainsi la première hirondelle pour le défi de Madame lit qui, pour le mois d’avril 2019, a choisi de parler de romans basés sur la correspondance. Une hirondelle impatiente arrivant deux jours plus tôt pour vous parler d’un livre fort.

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Lana Lux – Kukolka

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Ukraine, milieu des années 90. Samira, une petite fille de cinq ans, vit dans un orphelinat ukrainien. Quand son amie Marina est adoptée par un couple allemand, elle n’a plus qu’une idée en tête : quitter ce lieu et prendre le train pour l’Allemagne afin de la retrouver. Dans Kukolka, premier roman de l’auteure allemande d’origine ukrainienne Lana Lux, Samira nous raconte le calvaire qui sera le sien après son évasion.

J’ai l’impression que toute mon enfance s’est passée en hiver. Je me souviens de l’immense dortoir froid et des lits en métal. Ils étaient alignés en rangées innombrables. C’est là que nous dormions. La nuit et aussi après le déjeuner. Tout ce que nous avions le droit de faire au foyer était défini avec précision. Même dormir.

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