Dans la chaleur de l’été, sur les voies de la gare roumaine de Cluj-Napoca, deux trains s’apprêtent à partir : l’un est l’express à destination de Bucarest, l’autre est un train affrété spécialement pour emmener des enfants vers la Mer Noire, dans une colonie de vacances. Ce dernier n’arrivera jamais à destination. Ses occupants, les jeunes élèves de l’école numéro 10, aidés par un tzigane aux cheveux blonds, Calman, décident en effet de détourner le train. C’est le sujet de La croisade des enfants, un roman majeur de la littérature de ce pays, habilement construit par Florina Ilis, qui est à la fois un conte et une satire de la Roumanie contemporaine.
Cette chronique est écrite dans le cadre d’une lecture commune avec Ingannmic et Passage à l’Est, que je remercie vivement de m’accompagner. N’oubliez pas d’aller lire leur avis !
A l’évocation du changement climatique, on pense souvent à l’apparition d’événements extrêmes, à la montée des océans, mais la mise en péril du système alimentaire mondial à l’heure où la population mondiale tend vers 9 milliards d’individus est une menace majeure à intégrer. C’est le mérite de l’ouvrage rédigé par l’agronome Wilfried Bommert et la journaliste Marianne Landzettel, La fin de l’alimentation, de nous montrer que les sécheresses ou les inondations plus intenses, la recrudescence des parasites, menacent les cultures et à travers elles nos modes d’alimentation. Un livre que je vous propose de découvrir aujourd’hui dans le cadre de la série « Nourrir le monde ».

Après la découverte récente de 



Je vous avais présenté le 28 octobre dernier une très intéressante