
Auteure allemande contemporaine, Julia Franck s’était fait remarquer en 2007 pour « La femme de midi », livre couronné par le Prix du Livre Allemand (« Deutscher Buchpreis ») qui a eu pour titulaires ces dernières années des auteurs comme Arno Geiger, Uwe Tellkamp ou plus récemment Robert Menasse, dont j’avais chroniqué le très réussi La capitale. Dans Feu de camp, elle fait le portrait d’une femme est-allemande passant à l’Ouest avec ses enfants.






Dans la chaleur de l’été, sur les voies de la gare roumaine de Cluj-Napoca, deux trains s’apprêtent à partir : l’un est l’express à destination de Bucarest, l’autre est un train affrété spécialement pour emmener des enfants vers la Mer Noire, dans une colonie de vacances. Ce dernier n’arrivera jamais à destination. Ses occupants, les jeunes élèves de l’école numéro 10, aidés par un tzigane aux cheveux blonds, Calman, décident en effet de détourner le train. C’est le sujet de La croisade des enfants, un roman majeur de la littérature de ce pays, habilement construit par Florina Ilis, qui est à la fois un conte et une satire de la Roumanie contemporaine.
A l’évocation du changement climatique, on pense souvent à l’apparition d’événements extrêmes, à la montée des océans, mais la mise en péril du système alimentaire mondial à l’heure où la population mondiale tend vers 9 milliards d’individus est une menace majeure à intégrer. C’est le mérite de l’ouvrage rédigé par l’agronome Wilfried Bommert et la journaliste Marianne Landzettel, La fin de l’alimentation, de nous montrer que les sécheresses ou les inondations plus intenses, la recrudescence des parasites, menacent les cultures et à travers elles nos modes d’alimentation. Un livre que je vous propose de découvrir aujourd’hui dans le cadre de la série « Nourrir le monde ».