
Auteure allemande contemporaine, Julia Franck s’était fait remarquer en 2007 pour « La femme de midi », livre couronné par le Prix du Livre Allemand (« Deutscher Buchpreis ») qui a eu pour titulaires ces dernières années des auteurs comme Arno Geiger, Uwe Tellkamp ou plus récemment Robert Menasse, dont j’avais chroniqué le très réussi La capitale. Dans Feu de camp, elle fait le portrait d’une femme est-allemande passant à l’Ouest avec ses enfants.
Janvier 1945, Haarlem, Pays-Bas. Peu avant le couvre feu, tandis que la famille Steenwijk va se coucher, « retentissent soudain dans la rue six détonations sèches ». La victime s’appelle Fake Ploeg, un « inspecteur principal de la police, le pire traître, le plus sinistre criminel de Haarlem et des environs ». Ce même soir, leur voisin déplace le corps de Ploeg devant la maison des Steenwijk. Lorsque les Allemands arrivent, ils arrêtent toute la famille ; la vie d’Anton, âgé alors de 12 ans, bascule. L’attentat de Harry Mulisch est l’histoire de ce crime et de la trace qui accompagnera la vie d’Anton.
Frank Gresham, héritier désargenté du domaine de Greshamsbury, épousera-t-il Mary Thorne, une jeune fille sans naissance et sans le sou dont il s’est épris? Cette question constitue l’ossature du roman d’Anthony Trollope, Le docteur Thorne ; mais à travers elle, l’auteur brosse aussi un portrait des plus vivants de l’aristocratie anglaise et des riches propriétaires fonciers dans l’Angleterre victorienne. Un véritable coup de cœur !
De retour en Italie après un séjour à l’étranger, Eva reçoit un appel de Vito, qui vit ses derniers jours et souhaiterait revoir la jeune femme une dernière fois. C’est le début d’un long voyage pour Eva, la menant en train de son Tyrol natal jusqu’en Calabre, pendant lequel est évoquée l’histoire de sa famille mais aussi celle du territoire du Haut-Adige, passé en 1919 de l’Empire austro-hongrois à l’Italie. C’est le cadre du livre Eva dort de Francesca Melandri. 



