
Juillet 1981. Fernand Spaak est tué d’un coup de fusil par son épouse, qui se suicide ensuite en s’électrocutant dans son bain. Ce fait divers qui eut alors un fort retentissement en Belgique est à la base du roman d’Isabelle Spaak, une des trois filles du couple, dans son roman Ça ne se fait pas, paru aux Editions des Équateurs.
Il n’y avait ni criminel ni enquête. Seulement un meurtre, le parfum d’un scandale qui pouvait éclabousser une famille au nom trop connu dans un pays trop petit. Et cette famille, c’était la mienne.



C’est en Pologne que nous emmène aujourd’hui notre série consacrée à l’Europe Centrale et Orientale. Ecrit dans les années 2000 par Pawel Huelle, Mercedes-Benz (sous-titré « Sur des lettres à Hrabal ») est un roman dans lequel le narrateur écrit une lettre posthume à l’écrivain tchèque Bohumil Hrabal. Il y raconte ses leçons de conduite avec la jolie monitrice Mademoiselle Ciwle, l’histoire de sa famille, et tout en digressions, nous dépeint l’histoire de son pays au 20ème siècle. Une découverte pour le moins originale et séduisante !
Longtemps coincés entre l’Allemagne et la Russie, les Pays Baltes connurent une histoire particulièrement tourmentée au cours du XXème siècle, que j’avais déjà abordée sur ce blog grâce à l’excellent livre de Jan Brokken
Vukovar, 1991. La ville croate fait l’objet d’un siège de près de 90 jours de l’armée populaire yougoslave et de forces paramilitaires serbes. C’est le point de départ choisi par Ivana Bodrozic pour son roman Hôtel Z : elle y raconte le sort d’une famille croate, dont le père resté défendre sa ville est porté disparu, et qui est contrainte de quitter la ville. La guerre est en arrière-plan, et l’on suit surtout leur histoire sur une période de 10 ans, le tout vu par les yeux d’une jeune fille. Un très beau roman, émouvant, sans pathos.
L’originalité n’est pas la moindre des qualités du premier roman d’Emilie Houssa, La nuit passera quand même. En effet, à partir d’une scène du film Victoria Victoria, où un garde du corps se retrouve coincé sur un balcon, elle se pose la question suivante : « Pourquoi, en effet, ne pas imaginer ce qu’auraient pu être les quarante premières années de Squash Bernstein pour qu’il arrive à ce balcon ? ». Elle choisit de le faire naître en France, en 1942, et de remonter avec nous le fil du temps… 
