
Comme chaque année après le mois de mars, c’est l’heure du bilan. Cependant, avant d’y venir, nous espérons que vous allez tous bien, car la situation n’est facile pour personne. Bon courage à vous tous.

Comme chaque année après le mois de mars, c’est l’heure du bilan. Cependant, avant d’y venir, nous espérons que vous allez tous bien, car la situation n’est facile pour personne. Bon courage à vous tous.
En cette période de confinement, je voulais vous proposer, pour clore cette édition du Mois de l’Europe de l’Est 2020 (non, ne pleurez pas…), une échappée vers les grands espaces. La cantique du Toungouse d’Oleg Ermakov nous emmène en effet près du lac Baïkal en Sibérie, où un homme, Mischka Maltchakitov, tente d’échapper à ses poursuivants dans la forêt. Course poursuite mais aussi voyage à travers l’histoire du jeune homme, représentant d’un peuple, les Evenks.
1949. Nina Sergueïevna est une traductrice qui se voit accorder un mois de repos à la campagne. Les années de guerre et la cohabitation dans un appartement communautaire ont fatigué Nina, mais au lieu de se reposer, celle-ci se fixe un objectif : écrire sur la disparition de son mari pendant les purges staliniennes. Au milieu de la forêt et des résidents de la maison de repos, dans une atmosphère lourde où les arrestations reprennent, « La plongée » dans le passé s’avère bien plus difficile qu’escomptée. Bienvenue dans l’univers de Lydia Tchoukovskaïa.
La Traque est le cinquième livre du jeune auteur biélorusse Sacha Filipenko et met en scène de façon très originale le triste spectacle d’une chasse à l’homme. Contrairement à ce que peut faire penser l’image, et à la différence de la poursuite qui se déroulait dans La bouche pleine de terre récemment chroniquée sur ce blogue, il s’agit ici d’une traque toute psychologique…
Pas question d’entrer en opposition ouverte avec lui, nous ne cherchons pas à le menacer, nous ne tenons pas à lui expliquer quoi que ce soit, nous voulons simplement le harceler.

La maison d’édition Le Nouvel Attila vient de republier le livre devenu introuvable de l’auteur tchèque Jiří Weil, Mendelssohn est sur le toit, et l’on ne peut que se féliciter de cette décision. Le roman est ici accompagné d’un petit texte intitulé Complainte pour 77297 victimes, dans lequel l’écrivain nous livre un résumé glaçant de ce que fut la shoah dans le protectorat de Bohême-Moravie. Une oeuvre que je vous propose de (re)découvrir dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est ».
Varsovie est le second tome de la trilogie écrite par Schalom Asch, qui retrace les années charnière autour de la Révolution russe. Si le premier tome, Pétersbourg, déjà très réussi, mettait en scène les interrogations de Zakhari Mirkin dans son milieu familial, on retrouve le jeune homme dans la ville de Varsovie, alors qu’il vient de rompre avec sa famille, pour aller au contact des « masses juives ». Une suite passionnante !
Budaï est un linguiste qui doit se rendre à Helsinki pour participer à une conférence. Éreinté, il s’endort dans l’avion et se retrouve après l’atterrissage dans un bus qui le conduit vers un hôtel. Le seul bémol ? Au lieu de la Norvège et d’Helsinki, il se retrouve dans un pays et une ville complètement inconnus, au langage incompréhensible. Un comble pour un linguiste ! Épépé de Ferenc Karinthy nous fait suivre les pérégrinations de Budaï dans cet univers inconnu. Lire la suite

« Tu devrais lire Quo Vadis ?, je suis sûre que ça te plairait ! ». Combien de fois n’ai-je entendu cette réflexion de la part de mon épouse. Le livre, offert déjà il y a quelques années, gisait dans des piles inexplorées de la bibliothèque et à la faveur du Mois de l’Europe de l’Est 2020 et du défi lancé par Madame lit, je me décidai donc à l’exhumer… pour mon plus grand plaisir ! Oeuvre majeure de l’écrivain polonais Henryk Sienkiewicz, Quo vadis ? nous emmène dans la Rome de Néron. Un régal pour tous, amateurs d’histoire ou non.

Après avoir chroniqué L’année du jardinier de Karel Čapek, je m’étais promis de découvrir un autre titre de cet auteur tchèque majeur du XXème siècle. Je jetais donc mon dévolu sur un récit de voyage rédigé peu avant la Seconde Guerre Mondiale et le décès de l’écrivain, Voyage vers le Nord.
Croyez-moi, le monde est beau.

Le 21 août 1968, l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie donnait un coup d’arrêt définitif à ce qu’on appelle « Le Printemps de Prague ». On estime ainsi à 70.000 le nombre de personnes qui quitteront le pays, par choix ou par obligation, dans les années qui suivent. Dans son livre Bratislava 68, été brûlant, l’auteur slovaque Viliam Klimáček s’inspire de personnages réels pour nous faire partager le destin de ces gens qui fuirent le régime communiste. Lire la suite