Nous allons aujourd’hui nous rendre dans l’Italie des années 50 grâce à la plume de l’écrivaine italienne Maria Rosaria Valentini. Magnifica est son quatrième roman, le premier traduit en français. Lumineux, c’est l’adjectif qui me vient à l’esprit immédiatement en repensant à cette histoire et ses protagonistes. Un coup de cœur.
Que se passe-t-il quand une guerre se termine ?
(…)
Quelques acacias résistent mais c’est l’odeur de gravats, de pierre, de sable, de terre meuble et de ferraille qui domine. Les décombres engloutissent les derniers îlots de la peur. Au cœur du néant, l’espérance n’a pas de corps ; nul ne peut la toucher, nul ne peut s’agripper à l’une de ses mamelles et aspirer un colostrum qui nourrisse l’avenir. Pourtant l’espérance est perceptible. Elle avance pieds nus. S’habille d’absences. Susurre des vœux. Respire aux côtés de ceux qui ont faim de vie. Que les morts reposent en paix. Il n’y a rien d’autre à faire. Sinon inventer un commencement.


De retour en Italie après un séjour à l’étranger, Eva reçoit un appel de Vito, qui vit ses derniers jours et souhaiterait revoir la jeune femme une dernière fois. C’est le début d’un long voyage pour Eva, la menant en train de son Tyrol natal jusqu’en Calabre, pendant lequel est évoquée l’histoire de sa famille mais aussi celle du territoire du Haut-Adige, passé en 1919 de l’Empire austro-hongrois à l’Italie. C’est le cadre du livre Eva dort de Francesca Melandri. 

Cela fait déjà quelque temps que je souhaitais me plonger dans l’œuvre de Siegfried Lenz, un écrivain allemand majeur du XXème siècle, récemment décédé. Si mon choix initial se portait sur « La leçon d’allemand », je me suis finalement laissé séduire par « Der Überläufer » (« Le déserteur » ou « Le transfuge », non traduit à ce jour en français), que m’a offert mon amie Ina. Dans les derniers mois de la guerre, Walter Proska, un soldat allemand engagé sur le front Est, décide de rejoindre l’ennemi. Une critique de la guerre et une interrogation sur le sens du devoir. 


