
1942. L’écrivain renommé et académicien Paul-Jean Husson écrit une lettre à l’attention du « Sturmbannführer Schöllenhammer » de la Kommandantur d’Andigny dans l’Eure. Le but de cette lettre ? Une dénonciation… Mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la belle-fille de l’écrivain. Dans Monsieur le Commandant, Romain Slocombe imagine le contenu de cette lettre, nous faisant revivre le contexte de cette période de l’Histoire mais surtout en nous immisçant dans les pensées de l’écrivain. Un livre glaçant !
De retour en Italie après un séjour à l’étranger, Eva reçoit un appel de Vito, qui vit ses derniers jours et souhaiterait revoir la jeune femme une dernière fois. C’est le début d’un long voyage pour Eva, la menant en train de son Tyrol natal jusqu’en Calabre, pendant lequel est évoquée l’histoire de sa famille mais aussi celle du territoire du Haut-Adige, passé en 1919 de l’Empire austro-hongrois à l’Italie. C’est le cadre du livre Eva dort de Francesca Melandri. 
Cela fait déjà quelque temps que je souhaitais me plonger dans l’œuvre de Siegfried Lenz, un écrivain allemand majeur du XXème siècle, récemment décédé. Si mon choix initial se portait sur « La leçon d’allemand », je me suis finalement laissé séduire par « Der Überläufer » (« Le déserteur » ou « Le transfuge », non traduit à ce jour en français), que m’a offert mon amie Ina. Dans les derniers mois de la guerre, Walter Proska, un soldat allemand engagé sur le front Est, décide de rejoindre l’ennemi. Une critique de la guerre et une interrogation sur le sens du devoir. 
Soixante jours. C’est le temps qu’a duré le voyage qui a mené Yoldas de la Turquie à la France. Un voyage clandestin qui devait durer initialement cinq jours selon le passeur et qui se mua en un véritable calvaire pour lui et ses compagnons d’infortune. Né d’une rencontre fortuite entre Yoldas et Sarah Marty, Soixante jours est un livre d’hommage émouvant à ces hommes et femmes qui décidèrent de quitter le Kurdistan turc dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe.
Il suffit parfois de bien peu de pages pour retranscrire toute une atmosphère et faire ressentir au lecteur la tension d’une situation. C’est ce que l’on se dit en refermant Le collier rouge écrit par Jean-Christophe Rufin. L’action se passe dans une petite ville du Berry, en août 1919. Dans la torpeur de l’été, un homme, Morlac, est en prison, tandis qu’à l’extérieur, son chien aboie sans discontinuer. Lantier, un juge militaire est dépêché pour venir interroger le prisonnier et le juger. De quoi cet homme s’est-il rendu coupable, lui qui s’était illustré durant la Grande Guerre et avait reçu la Légion d’Honneur ? Et quel rôle a joué ce chien dans l’affaire ?

Longtemps coincés entre l’Allemagne et la Russie, les Pays Baltes connurent une histoire particulièrement tourmentée au cours du XXème siècle, que j’avais déjà abordée sur ce blog grâce à l’excellent livre de Jan Brokken