
« Le mois de l’Europe de l’Est » nous emmène aujourd’hui en Bulgarie, pays qui a récemment célébré ses 10 ans d’appartenance à l’Union Européenne et qui, je dois l’avouer, restait pour moi un terrain inconnu dans le domaine littéraire. Victor Paskov nous fait part dans son roman Ballade pour Georg Henig de l’amitié entre un petit garçon, Victor, et un vieux luthier d’origine tchèque, Georg Henig. Lire la suite

« Comment se fait-il que l’humoriste russe le plus célèbre de l’ère soviétique soit inconnu du public francophone, alors qu’il ne le cède en rien à ses confrères européens ou anglo-saxons ? En effet, de son vivant, Mikhaïl Zochtchenko était admiré à tel point qu’il devait souvent se déguiser sous un pseudonyme pour résister aux assauts de ses admirateurs. Des dizaines d’usurpateurs circulaient en URSS en se faisant passer pour lui« , peut-on lire dans la préface du livre. Réparons donc cette injustice aujourd’hui en découvrant les Contes de la vie de tous les jours (ouvrage sous-titré « Nouvelles satiriques soviétiques des années 1920 ») !
Estonie, 1409. Le corps d’un haut responsable de l’Ordre des chevaliers teutoniques est retrouvé décapité dans la ville haute de Tallinn. C’est la stupéfaction. L’effervescence gagne la ville basse d’où semble venir l’assassin. Si le bailli de la ville est chargé de mener officiellement l’enquête, c’est à son ami Melchior, l’apothicaire, qu’il s’adresse rapidement pour l’aider à dénicher le coupable. Voici le cadre du roman policier médiéval d’Indrek Hargla, L’énigme de Saint-Olav, qui inaugure une série autour de Melchior. Une étape estonienne aujourd’hui dans notre mois consacré à la littérature d’Europe Centrale et Orientale. 

Longtemps coincés entre l’Allemagne et la Russie, les Pays Baltes connurent une histoire particulièrement tourmentée au cours du XXème siècle, que j’avais déjà abordée sur ce blog grâce à l’excellent livre de Jan Brokken
Vukovar, 1991. La ville croate fait l’objet d’un siège de près de 90 jours de l’armée populaire yougoslave et de forces paramilitaires serbes. C’est le point de départ choisi par Ivana Bodrozic pour son roman Hôtel Z : elle y raconte le sort d’une famille croate, dont le père resté défendre sa ville est porté disparu, et qui est contrainte de quitter la ville. La guerre est en arrière-plan, et l’on suit surtout leur histoire sur une période de 10 ans, le tout vu par les yeux d’une jeune fille. Un très beau roman, émouvant, sans pathos.
Ce livre nous a semblé des plus appropriés dans le cadre du « mois de l’Europe de l’Est » que nous organisons en compagnie de Goran ! En effet, nous allons aujourd’hui à la rencontre de plusieurs écrivains d’Europe Centrale et Orientale simultanément, à travers le recueil Bienvenue à Z. et autres nouvelles de l’Est, publié aux Editions Noir sur Blanc ! 