
« Je n’ai pas caché les faiblesses d’Alexeï Féodossiévitch, quand je les connaissais. Je n’ai pas cherché à en faire un héros exemplaire. Ce n’était ni un génie scientifique ni un grand poète, c’était à certains égards un homme ordinaire, mais c’était un innocent. » Ainsi s’exprime Olivier Rolin dans la postface de son livre Le métérologue, consacré à un homme, Alexei Féodossiévitch Vangengheim, dont le destin a été celui partagé par de nombreux russes pendant les années 30 : la condamnation injustifiée et la déportation au goulag.




Il suffit de rentrer dans une librairie allemande ou de regarder autour de soi dans le compartiment d’un ICE pour se rendre compte que les policiers et thrillers jouent un rôle de premier plan dans la littérature allemande. Une constatation confirmée par les statistiques puisque ce genre représente 50% des lectures de nos voisins d’outre Rhin. Cela méritait donc bien une chronique à part entière dans notre série
Juli Zeh est une auteure allemande qui est également juriste de profession. En français, on peut découvrir huit de ses romans dont plusieurs ont été récompensés par différents prix. Je vais vous parler de son dernier livre traduit, Nouvel an, sorti chez Actes Sud lors de cette rentrée littéraire. J’achète rarement des nouveautés, mais j’ai eu l’occasion d’emprunter ce roman dans sa version originale.

