Ira et Maggie Moran sont un couple américain vivant à Baltimore qui s’apprête à prendre la route pour assister à un enterrement. C’est cette journée, faite de disputes, de souvenirs, de digressions, que nous raconte Leçons de conduite, d’Anne Tyler, prix Pulitzer 1989. Un coup de cœur !
Auteur : Patrice
Diane Meur – Les Vivants et les Ombres
Que diriez-vous aujourd’hui d’une escapade au XIXème siècle, dans la province polonaise de Galicie, faisant alors partie de l’Autriche-Hongrie ? Les Vivants et les Ombres de Diane Meur nous dépeint avec brio l’ascension et la chute d’une famille polonaise, les Zemka, avec en fond historique les soubresauts de l’Histoire.
Tatiana Țîbuleac – Le jardin de verre
Après le succès de son premier opus, L’Eté où maman a eu les yeux verts, l’écrivaine moldave Tatiana Țîbuleac nous emmène dans la Moldavie des années 80 à la rencontre d’une orpheline recueillie par une ramasseuse de bouteilles. Le jardin de verre est un roman extrêmement fort sur les blessures de l’enfance et la quête d’identité.
Cheryl Strayed – Wild
A 26 ans, Cheryl Strayed voit sa vie partie à vau-l’eau. Elle n’a toujours pas fait le deuil de sa mère, décédée quatre ans plus tôt et à qui l’unissait un lien fusionnel, elle sort d’un divorce avec un mari pourtant aimant, collectionne les aventures éphémères ou encore découvre les plaisirs de la consommation d’héroïne. Pour se reprendre en main, elle imagine partir seule en randonnée sur le chemin reliant la frontière mexicaine à la frontière canadienne. Elle nous en livre son récit dans Wild.
Louise Erdrich – La chorale des maîtres bouchers
Soldat allemand rentrant chez lui après la fin de la Première Guerre Mondiale, Felix Waldvogel épouse la veuve d’un de ses camarades tombés au combat, et se décide d’émigrer vers les Etats-Unis. C’est l’histoire de la famille Waldvogel et du petit village dans lequel ils s’établissent (Argus dans le Dakota du Nord), que nous raconte Louise Erdrich dans La chorale des maîtres bouchers.
Mois de l’Europe de l’Est 2020 – le bilan !

Comme chaque année après le mois de mars, c’est l’heure du bilan. Cependant, avant d’y venir, nous espérons que vous allez tous bien, car la situation n’est facile pour personne. Bon courage à vous tous.
Oleg Ermakov – Le cantique du Toungouse
En cette période de confinement, je voulais vous proposer, pour clore cette édition du Mois de l’Europe de l’Est 2020 (non, ne pleurez pas…), une échappée vers les grands espaces. La cantique du Toungouse d’Oleg Ermakov nous emmène en effet près du lac Baïkal en Sibérie, où un homme, Mischka Maltchakitov, tente d’échapper à ses poursuivants dans la forêt. Course poursuite mais aussi voyage à travers l’histoire du jeune homme, représentant d’un peuple, les Evenks.
Lydia Tchoukovskaïa – La plongée
1949. Nina Sergueïevna est une traductrice qui se voit accorder un mois de repos à la campagne. Les années de guerre et la cohabitation dans un appartement communautaire ont fatigué Nina, mais au lieu de se reposer, celle-ci se fixe un objectif : écrire sur la disparition de son mari pendant les purges staliniennes. Au milieu de la forêt et des résidents de la maison de repos, dans une atmosphère lourde où les arrestations reprennent, « La plongée » dans le passé s’avère bien plus difficile qu’escomptée. Bienvenue dans l’univers de Lydia Tchoukovskaïa.
Sacha Filipenko – La Traque
La Traque est le cinquième livre du jeune auteur biélorusse Sacha Filipenko et met en scène de façon très originale le triste spectacle d’une chasse à l’homme. Contrairement à ce que peut faire penser l’image, et à la différence de la poursuite qui se déroulait dans La bouche pleine de terre récemment chroniquée sur ce blogue, il s’agit ici d’une traque toute psychologique…
Pas question d’entrer en opposition ouverte avec lui, nous ne cherchons pas à le menacer, nous ne tenons pas à lui expliquer quoi que ce soit, nous voulons simplement le harceler.
Jiří Weil – Mendelssohn est sur le toit

La maison d’édition Le Nouvel Attila vient de republier le livre devenu introuvable de l’auteur tchèque Jiří Weil, Mendelssohn est sur le toit, et l’on ne peut que se féliciter de cette décision. Le roman est ici accompagné d’un petit texte intitulé Complainte pour 77297 victimes, dans lequel l’écrivain nous livre un résumé glaçant de ce que fut la shoah dans le protectorat de Bohême-Moravie. Une oeuvre que je vous propose de (re)découvrir dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est ».