Thomas Flahaut – Les nuits d’été

Thomas Flahaut, auteur né en France, mais installé à Bienne, nous invite à intégrer le quotidien d’un petit groupe de jeunes lors d’un été, partagé entre la commune des Verrières et une usine suisse. Intitulée Les nuits d’été, l’histoire nous offre une vue intéressante sur le sort des enfants issus des classes populaires.

Dans le corps à corps avec la machine, est-ce que sortir vivant et debout de l’atelier à la fin de la nuit, de la saison, d’une vie, c’est gagner ?

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Virginia Reeves – Un travail comme un autre

Pour son premier roman, Un travail comme un autre, l’autrice américaine Virginia Reeves nous emmène dans l’Alabama des années 20. Roscoe, son épouse Marie et leur fils Gerald vivent dans la ferme du père de Marie, sur laquelle elle a voulu s’installer après le décès de ce dernier. Un quotidien que Roscoe n’apprécie pas, et qu’il décide de changer grâce à l’apport de l’électricité.

On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c’était le charbon, pour Marie, c’est la ferme, pour moi, un puissant courant électrique.

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Marlène Mauris – Escarpées

À mes yeux, le premier roman de l’auteure suisse Marlène Mauris a marqué des points dès le début. Tout d’abord en tant qu’objet grâce à une belle couverture et les illustrations de Pierre-Yves Gabioud qui s’accordent parfaitement avec l’histoire. Pas étonnant puisque son oeuvre est indéniablement liée aux montagnes suisses dont il est originaire (tout comme l’autrice) et dont l’esprit est joliment décrit comme une recherche poétique de l’accord entre le coeur et la nature. Deuxièmement, j’étais séduite par le parcours de l’autrice, brièvement mentionné sur le rabat, notamment par sa décision de reprendre une épicerie de montagne à La Sage.* Le troisième point positif est lié au titre, Escarpées, qui illustre très bien les paysages, les images et les personnages qui s’offrent aux lecteurs. Est-ce que mon compteur s’arrêtera là ?

Si quelque chose pouvait définir cet endroit et ses gens, ce serait bien ça : le non-dit pudique et assourdissant. Il est sublime, profondément résistant, imperméable à la douceur. Rassurant pour l’un, renversant pour l’autre.

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Marie Darrieussecq – Être ici est une splendeur

Schade a été le dernier mot de Paula Becker avant de rendre son dernier souffle à l’âge de 31 ans. Dommage de ne plus pouvoir peindre, de s’être arrêtée en plein envol artistique, dommage de ne plus pouvoir retourner dans son cher Paris, dommage de ne pas voir grandir son enfant. Sur à peine 150 pages et sous le titre Être ici est une splendeur, Marie Darrieussecq ressuscite Paula et nous offre le formidable portrait d’une femme-artiste.

J’ai écrit cette biographie à cause de ce dernier mot. Parce que c’était dommage. (…) Parce que j’aurais voulu qu’elle vive. Je veux montrer ses tableaux. Dire sa vie. Je veux lui rendre plus que la justice : je voudrais lui rendre l’être-là, la splendeur.

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Marcel Pagnol – Jean de Florette

Il y cinquante ans s’éteignait Marcel Pagnol, laissant derrière lui une oeuvre majeure incarnée au cinéma par des acteurs tels que Fernandel, Raimu, Orane Demazis ou encore Pierre Fresnay, pour ne citer qu’eux. Ses livres restent également une part intégrante de notre patrimoine. Jean de Florette est le premier tome de L’Eau des Collines, que complète Manon des Sources. Ce dernier fut d’abord un film, avant que l’écrivain n’écrive les deux tomes qui furent immortalisés au cinéma dans les années 80 par Claude Berry.

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Lorina Bălteanu – Cette corde qui m’attache à la terre

Si la littérature moldave était pour moi associée principalement avec Tatiana Țîbuleac, dont j’avais lu et chroniqué sur ce blog Le jardin de verre, il est intéressant de voir apparaître désormais l’écrivaine Lorina Bălteanu et son premier roman Cette corde qui m’attache à la terre, qui, par son sujet et la narration, n’est pas sans rappeler l’ouvrage de sa compatriote.

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Josef Škvorecký – Les lâches

Figurant indéniablement parmi les auteurs tchèques majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, même s’il est beaucoup moins connu que Kundera et Hrabal, Josef Škvorecký est l’auteur d’une trilogie libre, constituée par Les lâches, L’escadron blindé et Miracle en Bohême. Rédigé en 1948 mais publié seulement en 1958, Les lâches valut à son auteur une interdiction de publier de plusieurs années et la perte de son travail. Il traite de la libération de la ville natale du narrateur Danny Smiřický, du 4 au 11 mai 1945.

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