Si la mémoire était une personne, elle ne serait pas quelqu’un que tu aurais envie de rencontrer la nuit.
Je vous invite à découvrir un écrivain et journaliste tchèque, Arnošt Lustig (1926-2011). D’origine juive, il faisait partie des rescapés des camps de concentration où il a perdu presque toute sa famille – ce traumatisme se reflète dans tout son oeuvre qui compte de nombreuses nouvelles et romans, dont seulement deux (!) sont traduits en français : La danseuse de Varsovie et Elle avait les yeux verts. C’est sur ce deuxième que l’on va s’arrêter aujourd’hui.


L’originalité n’est pas la moindre des qualités du premier roman d’Emilie Houssa, La nuit passera quand même. En effet, à partir d’une scène du film Victoria Victoria, où un garde du corps se retrouve coincé sur un balcon, elle se pose la question suivante : « Pourquoi, en effet, ne pas imaginer ce qu’auraient pu être les quarante premières années de Squash Bernstein pour qu’il arrive à ce balcon ? ». Elle choisit de le faire naître en France, en 1942, et de remonter avec nous le fil du temps…
Quand, en 1900, parut Le journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau, son auteur dut faire face à un accueil froid de la critique, considérant ce roman comme immoral. Le succès populaire fut rapidement au rendez-vous pour ce titre, qui restera comme le plus connu de l’écrivain, et relate sous la forme d’un journal intime des épisodes de la vie de Célestine R., une femme de chambre. 

1870. La défaite de Sedan scellait le sort du Second Empire et ouvrait une période d’instabilité marquée par la Commune, des balbutiements de restauration monarchique, avant de déboucher sur la IIIème République, qui se prolongea jusqu’à la 2nde guerre mondiale. Dans L’Alsacienne, Maurice Denuzière nous fait revivre les débuts de cette République à travers l’histoire de Tristan, Maximilien… et bien sûr de l’Alsacienne. Prêts à un voyage dans le temps ?

