Ladislav Mňačko – La mort s’appelle Engelchen

Pour moi, la Slovaquie ne devait pas manquer à notre sélection de ce mois-ci. Ce n’était pas facile de trouver un titre (soit le livre n’a pas été traduit soit il est épuisé), mais mon choix s’est finalement porté sur un auteur slovaque très connu, Ladislav Mňačko. Dans son livre autobiographique, La mort s’appelle Engelchen, l’auteur raconte la vie des partisans et nous remémore un des événements tragiques de la Seconde Guerre Mondiale.

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Pawel Huelle – Mercedes-Benz

HuelleC’est en Pologne que nous emmène aujourd’hui notre série consacrée à l’Europe Centrale et Orientale. Ecrit dans les années 2000 par Pawel Huelle, Mercedes-Benz (sous-titré « Sur des lettres à Hrabal ») est un roman dans lequel le narrateur écrit une lettre posthume à l’écrivain tchèque Bohumil Hrabal. Il y raconte ses leçons de conduite avec la jolie monitrice Mademoiselle Ciwle, l’histoire de sa famille, et tout en digressions, nous dépeint l’histoire de son pays au 20ème siècle. Une découverte pour le moins originale et séduisante ! Lire la suite

Victor Paskov – Ballade pour Georg Henig

Paskov

« Le mois de l’Europe de l’Est » nous emmène aujourd’hui en Bulgarie, pays qui a récemment célébré ses 10 ans d’appartenance à l’Union Européenne et qui, je dois l’avouer, restait pour moi un terrain inconnu dans le domaine littéraire. Victor Paskov nous fait part dans son roman Ballade pour Georg Henig de l’amitié entre un petit garçon, Victor, et un vieux luthier d’origine tchèque, Georg Henig. Lire la suite

Brina Svit – Con brio

Svit

Il y a quelques mois, Patrice a chroniqué La ballade de la trompette et du nuage de l’auteur slovène Cyril Kosmač. C’est mon tour de vous parler d’une écrivaine slovène dans le cadre de notre mois de l’Europe de l’Est ! Brina Svit est en effet d’origine de Ljubljana et a écrit ses 4 premiers romans dans sa langue maternelle, puis elle est passée à sa langue d’adoption – le français. Con brio est son troisième roman, dans lequel elle décortique une relation peu habituelle entre un écrivain vieillissant et une étrangère énigmatique.

Rares sont les espèces qui parviennent à survivre en dehors de toute forme de vie collective : le léopard, le vison, le martre, le blaireau… et moi.

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Josef Bor – Le requiem de Terezin

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C’est grâce au blog de Claude, De Bloomsbury en passant par Court green, que j’ai fait la découverte de Josef Bor et de son livre Le requiem de Terezin. Antichambre d’Auschwitz mais également vitrine pour la propagande nazie (qui y tourna des films et y invita la Croix Rouge), le camp de Terezin, situé à 60 km au nord de Prague, est le cadre de ce court récit. Lire la suite

Leonid Tsypkin – Un été à Baden-Baden

Tsypkin

J’ai découvert ce livre complètement par hasard. En cherchant des informations sur Susan Sontag, les moteurs de recherche m’ont proposé Un été à Baden-Baden de Leonid Tsypkin, un roman pour lequel la romancière a écrit une préface. Sur la quatrième de couverture on peut lire ses mots : On sort d’Un été à Baden-Baden purifié, secoué, fortifié. Je l’ai acheté et lu aussitôt. Et comme je pense que vous devriez faire de même, je voudrais vous en raconter un peu plus dans ce billet.

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Ivana Bodrožić – Hôtel Z

BodrozicVukovar, 1991. La ville croate fait l’objet d’un siège de près de 90 jours de l’armée populaire yougoslave et de forces paramilitaires serbes. C’est le point de départ choisi par Ivana Bodrozic pour son roman Hôtel Z : elle y raconte le sort d’une famille croate, dont le père resté défendre sa ville est porté disparu, et qui est contrainte de quitter la ville. La guerre est en arrière-plan, et l’on suit surtout leur histoire sur une période de 10 ans, le tout vu par les yeux d’une jeune fille. Un très beau roman, émouvant, sans pathos. Lire la suite

Arnošt Lustig – Elle avait les yeux verts

Si la mémoire était une personne, elle ne serait pas quelqu’un que tu aurais envie de rencontrer la nuit.

Je vous invite à découvrir un écrivain et journaliste tchèque, Arnošt Lustig (1926-2011). D’origine juive, il faisait partie des rescapés des camps de concentration où il a perdu presque toute sa famille – ce traumatisme se reflète dans tout son oeuvre qui compte de nombreuses nouvelles et romans, dont seulement deux (!) sont traduits en français : La danseuse de Varsovie et Elle avait les yeux verts. C’est sur ce deuxième que l’on va s’arrêter aujourd’hui.

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Szilárd Borbély – La miséricorde des cœurs

Borbély

C’est parti pour« le mois de l’Europe de l’Est » durant lequel nous allons mettre en avant des auteurs venant d’Europe Centrale et Orientale. Nous sommes impatients de découvrir vos lectures. N’hésitez pas à vous joindre à nous si ce n’est pas encore le cas. Bonnes lectures !

Unique roman écrit par Szilard Borbély, La miséricorde des cœurs avait été remarquée par les critiques à sa sortie en 2013 et disons-le d’emblée, c’est une juste récompense pour cet auteur qui, à travers les yeux du jeune garçon qu’il fut, nous décrit la vie de sa famille en Hongrie à la fin des années 60. Un récit sombre et poignant.

Notre voisine est encore plus pauvre que nous. Lundi, l’un de ses pondeuses a crevé. Elle a hurlé et sangloté pendant des jours, c’est ainsi qu’elle marche dans la cour. Elle est en deuil.

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Emilie Houssa – La nuit passera quand même

HoussaL’originalité n’est pas la moindre des qualités du premier roman d’Emilie Houssa, La nuit passera quand même. En effet, à partir d’une scène du film Victoria Victoria, où un garde du corps se retrouve coincé sur un balcon, elle se pose la question suivante : « Pourquoi, en effet, ne pas imaginer ce qu’auraient pu être les quarante premières années de Squash Bernstein pour qu’il arrive à ce balcon ? ». Elle choisit de le faire naître en France, en 1942, et de remonter avec nous le fil du temps… Lire la suite