C’est à l’occasion d’une lecture commune avec Valentyne, Claudialucia et Ingannmic que je me suis replongé avec délectation dans l’œuvre d’Emile Zola, à travers La Débâcle, l’avant dernier titre de la série des Rougon-Macquart, qui met en scène la guerre de 70 et la défaite française. L’un des personnages était Jean Macquart, un soldat français. C’est ce même Jean que l’on retrouve dans La Terre. « Je voudrais faire pour le paysan avec La Terre ce que j’ai fait pour l’ouvrier avec Germinal », disait à son sujet Zola. Plongeons-nous donc dans les paysages de Beauce et allons à la rencontre de la famille Fouan…
Cette chronique est écrite à nouveau dans le cadre d’une lecture commune avec Madame lit, que je remercie vivement de m’accompagner. N’oubliez pas d’aller lire son avis !



Publié en Russie en 2015, et plébiscité par les lecteurs de ce pays, Zouleikha ouvre les yeux est le premier roman de l’écrivaine Gouzel Iakhina. Elle s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère tatare, exilée pendant 16 ans en Sibérie, pour écrire l’histoire de Zouleikha. Sans plus attendre, je vous invite à découvrir ce très beau roman paru récemment en France et récompensé par le magazine Transfuge comme le meilleur roman russe de 2017, sans oublier de mentionner ce qu’en dit Ludmila Oulitskaïa, qui a rédigé la préface :
Scénariste et écrivaine tchèque née en 1930, Eva Kanturková a été membre du PC tchécoslovaque jusqu’en 1970. Elle s’est ensuite orientée vers la dissidence, faisant partie des signataires de la Charte 77 (pétition des opposants au régime ayant pour but de rappeler au gouvernement les engagements qu’il avait pris sur les Droits de l’Homme à Helsinki en 1975). Emprisonnée en 1981 pour des raisons politiques, elle nous fait part dans Les amies de la maison triste de la vie de ses co-détenues durant cette expérience pénitentiaire de 9 mois. Une immersion dans une prison de femmes de la Tchécoslovaquie de la normalisation, qui est devenu un classique en son pays.
Nous sommes dans la Roumanie communiste des années 80, et le narrateur du livre, alors âgé de 11 ans, se retrouve privé de père, ce dernier étant condamné à purger une peine dans un camp de travail. Deuxième livre de l’auteur hongrois György Dragomán, auteur issu de la minorité hongroise de la Transylvanie roumaine, Le roi blanc décrit la vie vécue par ce fils, avec comme toile de fond la société roumaine et ses travers.
Dans la Tchécoslovaquie d’après-guerre, quand une statue de Saint-Joseph se met soudainement à bouger dans une petite église, certains crient au miracle, d’autres à la mise en scène. Ce fait divers réel est le point de départ de Miracle en Bohême de Josef Škvorecký. Un roman qui opère par collages de récits dans le temps, laissant une place prépondérante à l’année 1968 et dont Milan Kundera dira : « Celui-ci, jusqu’à nouvel ordre, est l’unique oeuvre qui donne une vision d’ensemble de l’invraisemblable histoire du Printemps de Prague, en même temps qu’il est imprégné, sous la forme la plus authentique, de cette résistance sceptique qui représente le meilleure atout du peuple tchèque ».