Emile Zola – La Terre

Zola (2).JPGC’est à l’occasion d’une lecture commune avec ValentyneClaudialucia et Ingannmic que je me suis replongé avec délectation dans l’œuvre d’Emile Zola, à travers La Débâcle, l’avant dernier titre de la série des Rougon-Macquart, qui met en scène la guerre de 70 et la défaite française. L’un des personnages était Jean Macquart, un soldat français. C’est ce même Jean que l’on retrouve dans La Terre. « Je voudrais faire pour le paysan avec La Terre ce que j’ai fait pour l’ouvrier avec Germinal », disait à son sujet Zola. Plongeons-nous donc dans les paysages de Beauce et allons à la rencontre de la famille Fouan…

Cette chronique est écrite à nouveau dans le cadre d’une lecture commune avec Madame lit, que je remercie vivement de m’accompagner. N’oubliez pas d’aller lire son avis !

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Fédor Dostoïevski – Les pauvres gens

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Aujourd’hui, nous mettons un point final à notre mois où la littérature de l’Europe centrale et de l’Est était à l’honneur. Qui aura le dernier mot ? Un grand personnage de la littérature classique, Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski qui, avec son livre Les pauvres gens, a fait son entrée dans le monde littéraire ! Il s’agit d’un roman épistolaire et représente ainsi la première hirondelle pour le défi de Madame lit qui, pour le mois d’avril 2019, a choisi de parler de romans basés sur la correspondance. Une hirondelle impatiente arrivant deux jours plus tôt pour vous parler d’un livre fort.

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Lana Lux – Kukolka

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Ukraine, milieu des années 90. Samira, une petite fille de cinq ans, vit dans un orphelinat ukrainien. Quand son amie Marina est adoptée par un couple allemand, elle n’a plus qu’une idée en tête : quitter ce lieu et prendre le train pour l’Allemagne afin de la retrouver. Dans Kukolka, premier roman de l’auteure allemande d’origine ukrainienne Lana Lux, Samira nous raconte le calvaire qui sera le sien après son évasion.

J’ai l’impression que toute mon enfance s’est passée en hiver. Je me souviens de l’immense dortoir froid et des lits en métal. Ils étaient alignés en rangées innombrables. C’est là que nous dormions. La nuit et aussi après le déjeuner. Tout ce que nous avions le droit de faire au foyer était défini avec précision. Même dormir.

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Wioletta Greg – Les fruits encore verts

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Passage obligé en Pologne pour ce mois consacré à la littérature de l’Europe centrale et de l’Est. J’ai choisi Wioletta Greg, une poète et écrivaine qui vit actuellement en Angleterre. Son livre, Les fruits encore verts, dans lequel elle se remémore son enfance dans la Pologne communiste, a été parmi les nominés pour le Man Booker International Prize en 2017.

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Gouzel Iakhina – Zouleikha ouvre les yeux

iakhinaPublié en Russie en 2015, et plébiscité par les lecteurs de ce pays, Zouleikha ouvre les yeux est le premier roman de l’écrivaine Gouzel Iakhina. Elle s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère tatare, exilée pendant 16 ans en Sibérie, pour écrire l’histoire de Zouleikha. Sans plus attendre, je vous invite à découvrir ce très beau roman paru récemment en France et récompensé par le magazine Transfuge comme le meilleur roman russe de 2017, sans oublier de mentionner ce qu’en dit Ludmila Oulitskaïa, qui a rédigé la préface :

Le roman Zouleikha ouvre les yeux est un magnifique début. Il a une qualité essentielle à la vraie littérature : il nous va droit au cœur. Le récit du destin de l’héroïne principale, une paysanne tatare à l’époque de la dékoulakisation, est empreint d’une authenticité, d’une véracité et d’un charme tels qu’on en rencontre rarement dans le flux considérable de la prose contemporaine de ces dernières décennies.

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Eva Kanturkova – Les amies de la maison triste

kanturkovaScénariste et écrivaine tchèque née en 1930, Eva Kanturková a été membre du PC tchécoslovaque jusqu’en 1970. Elle s’est ensuite orientée vers la dissidence, faisant partie des signataires de la Charte 77 (pétition des opposants au régime ayant pour but de rappeler au gouvernement les engagements qu’il avait pris sur les Droits de l’Homme à Helsinki en 1975). Emprisonnée en 1981 pour des raisons politiques, elle nous fait part dans Les amies de la maison triste de la vie de ses co-détenues durant cette expérience pénitentiaire de 9 mois. Une immersion dans une prison de femmes de la Tchécoslovaquie de la normalisation, qui est devenu un classique en son pays.

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Théodora Dimova – Mères

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Aujourd’hui, c’est à mon tour d’intégrer ce mois thématique où nous souhaitons mettre les écrivains de l’Europe de l’Est à l’honneur. J’aurais bien aimé vous présenter un livre lumineux et optimiste, susceptible d’apporter un peu de soleil chez vous lors de ce dimanche pluvieux. Au lieu de ça, je vais vous conseiller d’acheter ce roman bulgare intitulé Mères, provenant de la plume de Théodora Dimova, qui décortique les origines de la violence à travers les destins d’un groupe d’adolescents.

(…) son père, Yordann, était dans l’incapacité absolue de comprendre que l’on ne puisse s’adonner à l’écriture de romans et de poèmes, pour lui, les gens qui ne s’occupaient pas de littérature n’étaient que des semi-humains, voire des non-humains.

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György Dragomán – Le roi blanc

DragomanNous sommes dans la Roumanie communiste des années 80, et le narrateur du livre, alors âgé de 11 ans, se retrouve privé de père, ce dernier étant condamné à purger une peine dans un camp de travail. Deuxième livre de l’auteur hongrois György Dragomán, auteur issu de la minorité hongroise de la Transylvanie roumaine, Le roi blanc décrit la vie vécue par ce fils, avec comme toile de fond la société roumaine et ses travers.

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Josef Škvorecký – Miracle en Bohême

SkvoreckyDans la Tchécoslovaquie d’après-guerre, quand une statue de Saint-Joseph se met soudainement à bouger dans une petite église, certains crient au miracle, d’autres à la mise en scène. Ce fait divers réel est le point de départ de Miracle en Bohême de Josef Škvorecký. Un roman qui opère par collages de récits dans le temps, laissant une place prépondérante à l’année 1968 et dont Milan Kundera dira : « Celui-ci, jusqu’à nouvel ordre, est l’unique oeuvre qui donne une vision d’ensemble de l’invraisemblable histoire du Printemps de Prague, en même temps qu’il est imprégné, sous la forme la plus authentique, de cette résistance sceptique qui représente le meilleure atout du peuple tchèque ».

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