Urs Widmer confirme sans aucun doute le dicton que la pomme ne tombe jamais loin du pommier. En effet, cet écrivain, dramaturge et traducteur suisse était le fils d’un autre talent littéraire – Karl Walter Widmer. C’est à lui que Urs Widmer a consacré cette biographie romancée intitulée Le livre de mon père que j’ai choisie pour Le printemps des artistes.
Début décembre, ce sont les bougies qui s’allument sur la couronne de l’Avent, les marchés de Noël, la Saint-Nicolas… et les bilans ! Oui, avec la dernière feuille (allemande) tombée, il est temps de faire nos comptes, de résumer nos lectures. Avant de passer aux statistiques, nous voudrions mentionner notre plus grand plaisir : celui de voir certain(e)s d’entre vous d’ores et déjà sortir les agendas et essayer de caler les dates pour les lectures communes de novembre 2023… Merci !
Les feuilles allemandes, ce n’est pas que la littérature allemande, mais aussi autrichienne et suisse. C’est cette dernière que j’ai décidé de mettre à l’honneur en vous présentant Arno Camenisch. Ce quadragénaire, originaire des Grisons, région montagneuse et trilingue, est bien connu en Suisse, mais pas encore assez en France bien qu’il soit l’auteur de nombreux livres, écrits en allemand ou en sursilvan. Je vais rompre mon principe de toujours lire les livres dans leur ordre chronologique et vous parlerai aujourd’hui d’Ustrinkata publié chez Quidam éditeur.
Ouais ça c’étaient des hivers jadis, dit l’Otto, des murs de neige hauts comme les immeubles de Parigi, pas vrai Luigi, et toutes les demi-douzaines d’années, y avait un village qui croyait dur comme neige qu’il allait finir enfoui sous la splendeur blanche.
Il y a deux ans, je concluai notre mois thématique Les feuilles allemandes par une chronique sur La promenade, un livre de l’écrivain suisse Robert Walser (1878-1956). Je continue aujourd’hui mon exploration de l’oeuvre de Walser en m’attardant sur Les enfants Tanner, son premier roman écrit en 1907 qui lui valut un réel succès.
Le turbulent destin de Jacob Obertin est un roman du dépaysement. Ecrit par un écrivain suisse allemand d’origine roumaine, Catalin Dorian Florescu, né à Timisoara dans le Banat (région dans laquelle se déroule une grande partie de l’histoire du livre), il reçut le prix suisse du livre en 2012. Après l’avoir lu, je comprends tout à fait le choix du jury pour ce roman !
Ecrivain né en Allemagne puis naturalisé suisse en 1923, Hermann Hesse reçut le Prix Nobel de littérature en 1946, un an après que le régime nazi, auquel il s’était toujours opposé et qui bannissait ses livres, ne fut renversé. Père d’une oeuvre abondante, l’auteur est connu pour des livres comme Le loup des steppes, Narcisse et Goldmund ou encore Siddhartha. Je vous propose aujourd’hui de découvrir Peter Camenzind, le premier roman de Hesse, sorti en 1904, et qui lui valut une grande notoriété.
Ma première contribution aux Feuilles allemandes sera à mi-chemin entre la France et la Suisse. L’auteur, Alex Capus est un écrivain suisse de langue allemande qui a souhaité retravailler l’histoire de son grand-père français. De ce souhait est né le roman Léon et Louise qui, à part le côté familial, brosse un portrait de la France du XXème siècle.
Les mines de Bex sont des mines de sel situées au sud-est du lac Léman, en Suisse. Vous pouvez d’ailleurs les visiter, mais je pense qu’il faut s’armer d’un peu plus de patience qu’à l’ordinaire pour y accéder en ce moment, car Marc Voltenauer, auteur de romans policiers à la popularité grandissante, vient d’y situer l’intrigue de son dernier ouvrage, Les protégés de Sainte Kinga. J’ai même vu qu’une visite thématique était animée sur place par l’auteur lui-même… Si le lieu a l’air d’ordinaire paisible, ce n’est guère le cas dans son livre, puisqu’il sert de cadre à une prise d’otages.
La promenade est un thème récurrent de notre mois thématique Les feuilles allemandes. C’est en effet une véritable promenade que nous avons pu faire à travers la littérature de langue allemande, qui nous mena à travers l’Autriche, la Suisse et l’Allemagne. Pour certain(e)s, le pas a été léger, pour d’autres, une canne a été nécessaire ! Soulignons de plus que dans l’un de nos coups de cœur de ce mois, Gloire tardive, d’Arthur Schnitzler, le personnage principal était lui-même l’auteur d’un livre unique, Promenades, à l’origine de toute la trame du récit. Et c’est avec La promenade, de l’écrivain suisse Robert Walser, que l’on clôt ce mois thématique !
Alain Claude Sulzer, écrivain suisse, est connu en France surtout pour son roman Un garçon parfait qui a reçu le Prix Médicis en 2008 et c’est à lui que revient l’honneur d’ouvrir sur notre blogue Les feuilles allemandes 2019. Je me fais toujours un plaisir de faire découvrir aux autres des romans qui passent un peu plus inaperçus, d’où mon choix d’aujourd’hui qui se porte sur Leçons particulières, le huitième roman de cet auteur bâlois.