« Je vous annonce qu’un crime sera commis à l’église de Saint-Fiacre pendant la première messe du Jour des Morts. » Lorsque la police municipale de Moulins reçoit ce message, elle croit d’abord à un canular mais l’envoie par précaution à la Police Judiciaire de Paris où officie le commissaire Maigret. Celui-ci se rend sur place pour le cas où… Dans L’affaire Saint-Fiacre, de Georges Simenon, l’enquête revêt un caractère particulier pour notre célèbre commissaire qui revient sur les lieux de son enfance.
Il était né à Saint-Fiacre, où son père avait été pendant trente ans régisseur du château! La dernière fois qu’il s’y était rendu, c’était justement à la mort de son père, qu’on avait enterré dans le petit cimetière, derrière l’église.
L’arrivée du printemps nous invite à reprendre le chemin des jardins et c’est justement la proposition que je souhaiterais vous faire aujourd’hui en chroniquant La sagesse des jardins de Santiago Beruete, poète et amoureux du jardin. Arpentant l’histoire des jardins depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, il nous montre à quel point le jardin n’est pas seulement une création artistique hors du temps, mais qu’il est un témoin de son époque !
Aujourd’hui, 1er avril 2019, Milan Kundera fête ses 90 ans. Joyeux Anniversaire ! Pour célébrer ce dernier comme il se doit, je vous propose de parcourir ensemble la biographie que vient de lui consacrer Jean-Dominique Brierre dans Milan Kundera, Une vie d’écrivain. L’occasion de redécouvrir le riche parcours de celui qui quitta sa Tchécoslovaquie natale pour la France en 1975, la genèse de son œuvre, mais aussi une partie de l’histoire de l’Europe centrale de 1948 à 1968.



Publié en Russie en 2015, et plébiscité par les lecteurs de ce pays, Zouleikha ouvre les yeux est le premier roman de l’écrivaine Gouzel Iakhina. Elle s’est inspirée de l’histoire de sa grand-mère tatare, exilée pendant 16 ans en Sibérie, pour écrire l’histoire de Zouleikha. Sans plus attendre, je vous invite à découvrir ce très beau roman paru récemment en France et récompensé par le magazine Transfuge comme le meilleur roman russe de 2017, sans oublier de mentionner ce qu’en dit Ludmila Oulitskaïa, qui a rédigé la préface :
Scénariste et écrivaine tchèque née en 1930, Eva Kanturková a été membre du PC tchécoslovaque jusqu’en 1970. Elle s’est ensuite orientée vers la dissidence, faisant partie des signataires de la Charte 77 (pétition des opposants au régime ayant pour but de rappeler au gouvernement les engagements qu’il avait pris sur les Droits de l’Homme à Helsinki en 1975). Emprisonnée en 1981 pour des raisons politiques, elle nous fait part dans Les amies de la maison triste de la vie de ses co-détenues durant cette expérience pénitentiaire de 9 mois. Une immersion dans une prison de femmes de la Tchécoslovaquie de la normalisation, qui est devenu un classique en son pays.