Pour clore cette année placée sous le signe des lectures sur le handicap, je vous propose de découvrir le roman Les mains de Louis Braille, écrit par Hélène Jousse, qui nous éclaire sur la vie de celui qui découvrira la méthode d’écriture et de lecture aadaptée aux aveugles, le braille.
Début décembre, ce sont les bougies qui s’allument sur la couronne de l’Avent, les marchés de Noël, la Saint-Nicolas… et les bilans ! Oui, avec la dernière feuille (allemande) tombée, il est temps de faire nos comptes, de résumer nos lectures. Avant de passer aux statistiques, nous voudrions mentionner notre plus grand plaisir : celui de voir certain(e)s d’entre vous d’ores et déjà sortir les agendas et essayer de caler les dates pour les lectures communes de novembre 2023… Merci !
Martin Walser est un auteur allemand contemporain né en 1927. Il fait partie des figures majeures de la littérature allemande du XXème, et je me réjouissais donc de commencer l’exploration de son oeuvre avec ce titre Une source vive, paru en allemand en 1998 et traduit en français en 2001. Il s’agit d’un roman basé sur l’enfance de l’auteur, dans une petite ville sur les bords du lac de Constance, Wassenburg.
Lecture commune proposée dans le cadre des Feuilles allemandes et Autour du handicap, La pitié dangereuse est le seul roman à proprement parler de Stefan Zweig, lui qui fut l’auteur de 43 récits ou nouvelles. Il fut écrit dans l’exil de l’écrivain, en 1939, mais se déroule à la veille de la Première Guerre Mondiale. Anton Hofmiller était alors jeune officier de cavalerie, et dans ce livre, l’homme plus âgé qu’il est devenu, nous raconte une terrible histoire dont il fut l’un des acteurs principaux.
J’entrevis pour la première fois que le pire en ce monde ne résulta pas toujours de la méchanceté ou de la violence, mais plus souvent de la faiblesse.
Le roman de l’auteure allemande Julia Schoch, Mit der Geschwindigkeit des Sommers (« À la vitesse de l’été »), m’a attirée par son sujet : voir à quel point la vie a changé après la chute du régime communiste et la réunification des deux Allemagnes. Pas à l’échelle nationale, mais pour des gens ordinaires, dans le cas présent pour une jeune femme. Un portrait touchant et une vision probablement étonnante pour de nombreux lecteurs à l’Ouest.
Connaissez-vous la région autrichienne du Vorarlberg ? Située à l’ouest de l’Autriche, limitrophe de la Suisse et de l’Allemagne, cette magnifique région, économiquement dynamique et attractive d’un point de vue touristique, fut autrefois essentiellement marquée par des conditions de vie difficiles. Le Vorarlberg du XIXème sert ainsi de cadre à Scènes de ma vie, un roman étonnant écrit par un écrivain autrichien peu connu, Franz Michael Felder.
Les feuilles allemandes, ce n’est pas que la littérature allemande, mais aussi autrichienne et suisse. C’est cette dernière que j’ai décidé de mettre à l’honneur en vous présentant Arno Camenisch. Ce quadragénaire, originaire des Grisons, région montagneuse et trilingue, est bien connu en Suisse, mais pas encore assez en France bien qu’il soit l’auteur de nombreux livres, écrits en allemand ou en sursilvan. Je vais rompre mon principe de toujours lire les livres dans leur ordre chronologique et vous parlerai aujourd’hui d’Ustrinkata publié chez Quidam éditeur.
Ouais ça c’étaient des hivers jadis, dit l’Otto, des murs de neige hauts comme les immeubles de Parigi, pas vrai Luigi, et toutes les demi-douzaines d’années, y avait un village qui croyait dur comme neige qu’il allait finir enfoui sous la splendeur blanche.
Il y a deux ans, je concluai notre mois thématique Les feuilles allemandes par une chronique sur La promenade, un livre de l’écrivain suisse Robert Walser (1878-1956). Je continue aujourd’hui mon exploration de l’oeuvre de Walser en m’attardant sur Les enfants Tanner, son premier roman écrit en 1907 qui lui valut un réel succès.
En ce jour, où l’on commémore les 33 ans de la chute du Mur de Berlin, j’ai souhaité vous présenter symboliquement un livre qui évoque ce pan de l’histoire allemande. A mon grand bonheur, les éditions Verdier ont eu l’heureuse idée de publier cette année le roman Stern 111 qui est sorti en Allemagne en 2020. Son auteur, Lutz Seiler, est un écrivain allemand bien connu dans son pays natal, suite à la publication de son premier roman Kruso en 2014, qui a d’ailleurs recu le Prix du Livre allemand. Alors, êtes-vous prêts à une petite virée dans Berlin ?
L’espace d’un instant, il sentit s’insinuer en lui le soupçon que le monde auquel il appartenait avait disparu subrepticement et qu’il n’était qu’un survivant, un morceau de bois pourrissant emporté par le fleuve immense des temps nouveaux.
Le turbulent destin de Jacob Obertin est un roman du dépaysement. Ecrit par un écrivain suisse allemand d’origine roumaine, Catalin Dorian Florescu, né à Timisoara dans le Banat (région dans laquelle se déroule une grande partie de l’histoire du livre), il reçut le prix suisse du livre en 2012. Après l’avoir lu, je comprends tout à fait le choix du jury pour ce roman !