Vassili Grossman – Vie et destin

C’est un livre monumental que je vous présente aujourd’hui dans le cadre du « Mois de l’Europe de l’Est ». Monumental, Vie et destin de Vassili Grossman l’est à plusieurs titres : tout d’abord en raison de l’histoire du livre lui-même qui nous est arrivé seulement 20 ans après sa rédaction, ensuite par le volume de cette fresque (près de 1.200 pages) se déroulant dans l’Union Soviétique au moment de la bataille de Stalingrad, intégrant moultes personnages et scènes d’action, et bien sûr par le message qui s’en dégage : une critique très forte des régimes totalitaires.

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Boris Khazanov – L’Heure du roi

Né en 1928, Boris Khazanov est l’auteur dans les années 70 de L’Heure du roi, un court roman dont l’action se situe dans un petit pays imaginaire du Nord de l’Europe, envahi et occupé par les troupes nazies. C’est à la fois un petit livre d’Histoire, un conte, une allégorie. Publié sous le manteau en Union Soviétique, il paraîtra pour la première fois en langue russe en Israël, en 1976. A la lecture, je comprends le fort intérêt qu’il a pu provoquer…

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Laza Lazarević – Au puits

C’est une bien agréable découverte littéraire qu’il m’est donné de partager avec vous aujourd’hui. Ecrites par Laza Lazarević vers 1880, les cinq nouvelles présentées dans ce petit recueil récemment publié aux Editions Gingko, Au puits, nous font faire un voyage vers la Serbie de la seconde moitié du XIXème siècle, plus précisément dans le monde rural.

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Sacha Filipenko – Croix rouges

Pour débuter ce mois dédié à la littérature d’Europe Centrale et Orientale, je vous propose de continuer à découvrir l’œuvre du jeune auteur russophone et biélorusse Sacha Filipenko, que j’avais déjà chroniqué l’an dernier via son dernier livre La traque. Dans Croix Rouges, une vieille dame s’épanche auprès de son jeune voisin… L’occasion pour l’auteur de nous livrer un roman fort sur la mémoire de son pays au XXème siècle.

Si seulement ! En réalité tout était beaucoup plus complexe. Si l’être humain a vraiment réussi en un domaine, c’est dans l’art de s’arranger avec lui-même.

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Yoann Iacono – Le Stradivarius de Goebbels

Je viens de finir le premier roman de Yoann Iacono, Le Stradivarius de Goebbels, sorti récemment chez Slatkine. Par l’intermédiaire de ce billet, je vous emmènerai non seulement dans l’Histoire européenne des années 40, mais aussi dans le monde de la musique classique. Nous y serons accompagnés par Nejiko Suwa, virtuose japonaise. Dépoussiérez vos violons…

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Pierre de Villiers – L’équilibre est un courage

Même si les élections présidentielles de 2022 semblent bien loin, et que les crises sanitaire et économique qui balaient en ce moment notre pays dominent à juste titre le débat public, certains sondages ont récemment été publiés, qui testent la base électorale de certains candidats potentiels. Parmi eux, le général d’armée Pierre de Villiers, révélé au grand public en 2017 après sa démission de son poste de chef d’Etat Major des Armées, pour cause de désaccord sur le budget avec le Président de la République. Après ses deux premiers Servir et Qu’est-ce qu’un chef ?, Pierre de Villiers vient d’écrire L’équilibre est un courage. Afin de connaître un peu plus les idées de ce candidat possible aux plus hautes fonctions, je décidai donc de lire ce livre.

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Jan Costin Wagner – Lune de glace

Jan Costin Wagner fait partie de ces auteurs de polars qui situent leurs romans ailleurs que dans leur pays d’origine. Citons également Olivier Truc (la Laponie), Ian Manook (la Mongolie), Jörg Bong (alias Jean-Luc Bannalec pour la Bretagne), Martin Walker (le Périgord)… D’autres vous viendront peut-être à l’esprit. Wagner, originaire de la Hesse en Allemagne, a porté son choix sur la Finlande, à laquelle il s’est attaché après avoir épousé une finlandaise. De cette façon est né Kimmo Joentaa, jeune commissaire finlandais. Dans le premier tome de la série éditée chez Actes Sud, Lune de glace, on le retrouve à l’hôpital, aux côtés de son épouse mourante…

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Robert Bober – Berg et Beck

C’est aujourd’hui ma troisième et dernière participation aux Lectures communes autour de l’Holocauste, organisées avec Passage à l’Est! Après avoir lu Et tu n’es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens, qui retrace les souvenirs d’une rescapée de l’holocauste mais surtout l’absence du père, puis le journal d’une jeune fille, Eva Heyman, J’ai vécu si peu, relatant avec tant d’émotions les derniers mois avant sa déportation, je voudrais vous parler aujourd’hui de Berg et Beck, de Robert Bober. Berg et Beck étaient deux élèves amis d’une école parisienne. Soudain, le jeudi 16 février 1942, survient la Rafle du Vélodrome d’Hiver.

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Eva Heyman – J’ai vécu si peu

Dans ce que l’on peut considérer comme « la littérature de l’Holocauste », les journaux intimes occupent une place à part. On pense immédiatement au Journal d’Anne Frank, mais aussi à celui de sa compatriote Etty Hillesum, Une vie bouleversée. J’ai vécu si peu est le journal rédigé par Eva Heyman, une adolescente de 13 ans de la ville d’Oradea en Transylvanie (actuelle Roumanie), entre le 13 février et le 30 mai 1944, avant que la jeune fille ne soit déportée puis gazée à Auschwitz le 17 octobre 1944. Un récit écrit en partie dans l’enceinte du ghetto d’Oradea, où la famille avait été parquée avant sa déportation.

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